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« Irresponsables » : Mathilde Panot s’emporte contre Emmanuel Grégoire et Benoît Payan, la gauche sous tension après leurs refus

16 mars 2026 - 09 : 30
par Laura Mathilde Panot accuse Emmanuel Grégoire et Benoît Payan d’« irresponsabilité » après leur refus d’alliance avec LFI à Paris et Marseille, relançant les tensions à gauche.

La tension est montée d’un cran au sein de la gauche française lorsque Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale, a publiquement critiqué les choix d’Emmanuel Grégoire à Paris et de Benoît Payan à Marseille.

Irresponsables : Mathilde Panot s’emporte contre Emmanuel Grégoire et Benoît Payan, la gauche sous tension après leurs refus

Les deux responsables politiques ont refusé d’envisager une alliance électorale avec La France insoumise pour le second tour des élections municipales, une décision qui a immédiatement suscité une réaction très ferme de la part de la députée. Selon elle, ces refus pourraient avoir des conséquences lourdes dans deux des plus grandes villes de France, au moment même où les équilibres politiques apparaissent particulièrement fragiles.

Mathilde Panot estime que les décisions prises par Emmanuel Grégoire dans la capitale et par Benoît Payan dans la cité phocéenne pourraient ouvrir un boulevard à leurs adversaires politiques. Pour la députée insoumise, refuser toute discussion avec La France insoumise revient à prendre le risque de laisser la droite ou l’extrême droite s’imposer au second tour. Elle considère que la situation exige au contraire une forme de pragmatisme électoral, même en l’absence d’accord programmatique entre les différentes composantes de la gauche.

Dans ses déclarations, Mathilde Panot a insisté sur ce qu’elle décrit comme une responsabilité politique majeure. Selon elle, Emmanuel Grégoire et Benoît Payan devraient accepter d’examiner les différentes options permettant d’éviter une division du camp progressiste. L’élue affirme que les électeurs de gauche pourraient difficilement comprendre que des divergences stratégiques empêchent toute tentative de rassemblement dans des villes aussi symboliques que Paris et Marseille.

La députée a également évoqué la situation marseillaise, où le maire sortant Benoît Payan fait face à une configuration électorale complexe. Dans cette ville où les équilibres politiques peuvent rapidement évoluer, Mathilde Panot estime qu’une entente technique entre les listes pourrait constituer une solution transitoire pour éviter la dispersion des voix. Elle évoque notamment la possibilité d’une fusion purement électorale entre la liste de Benoît Payan et celle de Sébastien Delogu, candidat soutenu par La France insoumise.

Dans cette hypothèse, Mathilde Panot a précisé que La France insoumise ne chercherait pas nécessairement à participer à l’exécutif municipal marseillais. L’objectif serait avant tout d’éviter que la division de la gauche ne profite à d’autres forces politiques. Cette proposition, présentée comme une alliance technique ou démocratique, viserait uniquement à organiser le second tour dans une logique de rapport de forces électoral.

À Paris, la situation apparaît tout aussi délicate. Emmanuel Grégoire, figure importante du Parti socialiste dans la capitale, a lui aussi refusé l’idée d’une alliance avec La France insoumise. Cette position a suscité l’incompréhension de Mathilde Panot, qui affirme ne pas croire aux rumeurs selon lesquelles le candidat socialiste aurait contacté Sophia Chikirou pour discuter d’un rapprochement éventuel. Selon la députée, aucune proposition sérieuse n’aurait été formulée à ce stade.

Cette séquence politique met en lumière les fractures persistantes au sein de la gauche française, alors que les élections municipales représentent un enjeu stratégique majeur pour l’ensemble des formations politiques. Entre les appels à l’unité et les refus catégoriques de certains responsables locaux, les discussions apparaissent particulièrement tendues.

Dans ce contexte, la prise de parole de Mathilde Panot illustre les tensions qui traversent la gauche au moment où chaque décision stratégique peut peser lourdement sur l’issue du scrutin. Les prochaines heures pourraient être déterminantes pour savoir si des rapprochements sont encore possibles ou si les différentes listes maintiendront leurs positions jusqu’au second tour.

Pour de nombreux observateurs, la situation actuelle reflète les difficultés persistantes à construire des alliances durables entre les différentes sensibilités de la gauche française. Les choix opérés dans des villes comme Paris et Marseille pourraient ainsi avoir des conséquences politiques bien au-delà de ces élections municipales, tant les équilibres nationaux restent étroitement liés aux résultats locaux.

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Laura
Je suis gourmande, susceptible et râleuse (surtout quand on veut goûter mon dessert). Mais à part ça, je ne mords pas, je vous jure !