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« Ils prennent un risque énorme » : Mathilde Panot accuse Emmanuel Grégoire et Benoît Payan de fragiliser la gauche

16 mars 2026 - 11 : 25
par Laura Mathilde Panot critique Emmanuel Grégoire et Benoît Payan après leur refus d’alliance avec LFI à Paris et Marseille, évoquant un risque pour la gauche.

La situation politique s’est tendue entre plusieurs figures de la gauche française lorsque Mathilde Panot a réagi aux choix stratégiques d’Emmanuel Grégoire à Paris et de Benoît Payan à Marseille. Tous deux ont décidé de ne pas conclure d’alliance avec La France insoumise pour le second tour des élections municipales, une décision qui a suscité une critique directe de la présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale. Pour la députée, cette position pourrait affaiblir la gauche dans deux villes clés du paysage politique français.

Ils prennent un risque énorme : Mathilde Panot accuse Emmanuel Grégoire et Benoît Payan de fragiliser la gauche

Mathilde Panot considère que les refus exprimés par Emmanuel Grégoire et Benoît Payan comportent un risque important dans le contexte électoral actuel. Selon elle, maintenir plusieurs listes concurrentes issues du même camp politique pourrait mécaniquement favoriser leurs adversaires, notamment dans des scrutins où les écarts entre les différentes forces politiques peuvent être particulièrement serrés. Elle estime que les électeurs de gauche pourraient se retrouver face à une division difficile à comprendre.

La députée insoumise affirme que les discussions auraient pu être envisagées sous une forme limitée, sans nécessairement aboutir à un accord politique complet. Dans son esprit, une alliance électorale ponctuelle pourrait permettre de préserver certaines villes face à la montée de la droite ou de l’extrême droite. Cette approche, qu’elle qualifie de pragmatique, ne supposerait pas une participation de La France insoumise à la gestion municipale une fois l’élection passée.

À Marseille, Mathilde Panot a notamment évoqué l’idée d’une fusion technique entre la liste du maire sortant Benoît Payan et celle de Sébastien Delogu, candidat soutenu par La France insoumise. Elle insiste sur le fait qu’une telle fusion serait uniquement électorale et n’impliquerait pas d’accord programmatique. Selon elle, cette solution pourrait permettre de limiter la dispersion des voix au second tour dans une ville où les équilibres politiques restent très ouverts.

La députée a également précisé que La France insoumise n’aurait pas vocation à participer à l’exécutif municipal marseillais dans un tel scénario. L’objectif, selon elle, serait simplement d’éviter que la division de la gauche ne crée un avantage pour d’autres formations politiques. Cette position vise à présenter la proposition comme une stratégie électorale temporaire plutôt que comme une alliance politique durable.

À Paris, la situation est tout aussi sensible. Emmanuel Grégoire, figure importante du Parti socialiste dans la capitale, a refusé l’idée d’une alliance avec La France insoumise. Mathilde Panot a exprimé des doutes sur les informations selon lesquelles le candidat socialiste aurait tenté de contacter Sophia Chikirou pour discuter d’un éventuel rapprochement. Selon elle, aucune proposition concrète n’aurait été faite en ce sens. Ces échanges illustrent les tensions persistantes entre les différentes composantes de la gauche française. Alors que certains responsables appellent à une stratégie de rassemblement pour éviter la dispersion des voix, d’autres préfèrent maintenir des lignes politiques distinctes, même au risque d’affronter des adversaires renforcés au second tour.

Dans plusieurs villes importantes, les discussions sur les alliances électorales sont devenues un enjeu central de la campagne municipale. Chaque formation cherche à défendre sa stratégie tout en tentant de préserver ses chances de victoire. Cette situation crée parfois des affrontements verbaux entre responsables politiques pourtant issus du même camp. Les déclarations de Mathilde Panot témoignent ainsi des tensions qui traversent la gauche à l’approche du second tour. Entre appels au rassemblement et refus d’alliance, les choix effectués par les candidats dans des villes comme Paris et Marseille pourraient avoir un impact déterminant sur l’issue du scrutin municipal.

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Laura
Je suis gourmande, susceptible et râleuse (surtout quand on veut goûter mon dessert). Mais à part ça, je ne mords pas, je vous jure !