La campagne municipale à Paris continue de susciter de nombreuses discussions autour des alliances possibles entre les différentes forces de gauche. Emmanuel Grégoire, candidat socialiste arrivé largement en tête parmi les listes de gauche hors La France insoumise lors du premier tour, a de nouveau affirmé qu’il ne souhaitait pas conclure d’accord avec Sophia Chikirou.

Lors d’un déplacement dans le 13ᵉ arrondissement de la capitale, Emmanuel Grégoire a rappelé sa position devant les journalistes. « J’ai dit maintes et maintes fois que je ne souhaitais pas faire alliance avec LFI », a-t-il déclaré, confirmant que sa stratégie politique reste inchangée avant le second tour.
Cette prise de position intervient alors que Sophia Chikirou avait proposé une fusion des listes pour tenter de rassembler les forces de gauche à Paris. La candidate de La France insoumise, arrivée en troisième position lors du premier tour, estime qu’une union pourrait permettre de mieux faire face à la candidate de droite Rachida Dati. Emmanuel Grégoire affirme toutefois que la coalition qu’il dirige représente déjà une forme d’unité à gauche, mais sans La France insoumise. Cette ligne politique vise à rassembler plusieurs sensibilités progressistes tout en se démarquant du parti fondé par Jean-Luc Mélenchon.
Le candidat socialiste a également insisté sur le fait qu’il ne comptait pas solliciter la candidate insoumise. « Je ne demande rien à Sophia Chikirou, elle fera ce qu’elle veut », a-t-il déclaré, laissant entendre que La France insoumise devra décider seule de la stratégie à adopter pour le second tour. Du côté de Sophia Chikirou, l’option d’un maintien de sa liste reste ouverte. Elle a indiqué qu’elle pourrait se présenter au second tour si aucun accord n’était trouvé avec Emmanuel Grégoire.
Dans ce cas, les électeurs parisiens pourraient être confrontés à une triangulaire opposant plusieurs listes majeures. Une telle configuration pourrait avoir un impact important sur l’issue du scrutin. La candidate insoumise affirme néanmoins attendre un geste du candidat socialiste. Elle évoque la possibilité d’un échange direct afin d’examiner les conditions d’une éventuelle stratégie commune visant à « barrer la route à Rachida Dati ».
Pour l’instant, aucune négociation officielle n’a été annoncée entre les deux camps. Les déclarations publiques d’Emmanuel Grégoire confirment cependant que sa position reste ferme. Dans une campagne où chaque prise de parole est analysée avec attention, la question des alliances pourrait encore évoluer dans les prochains jours. Les décisions prises avant le dépôt définitif des listes détermineront la configuration du second tour dans la capitale.
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