La soirée électorale consacrée aux municipales a été marquée par un moment inattendu qui a rapidement déclenché une polémique. Sur franceinfo, alors que les journalistes commentaient les résultats du premier tour, une remarque prononcée par Nathalie Saint-Cricq a été entendue à l’antenne et a immédiatement fait réagir.

Tout se déroule lorsque la présentatrice annonce qu’Eric Ciotti, candidat de l’Union des droites pour la République alliée au Rassemblement national, va intervenir pour commenter les résultats à Nice. C’est à cet instant qu’une voix murmure « alias Benito », une référence directe à Benito Mussolini. La remarque est attribuée à Nathalie Saint-Cricq, éditorialiste politique bien connue du service public.
La séquence ne tarde pas à circuler sur les réseaux sociaux. Des internautes diffusent rapidement la capture vidéo et la phrase devient l’un des moments les plus commentés de la soirée. Certains dénoncent un propos déplacé visant un responsable politique en pleine soirée électorale, tandis que d’autres soulignent la pression et la tension qui entourent ces émissions en direct.
Face à la polémique, France Télévisions réagit très rapidement. Sur le réseau social X, le compte officiel de franceinfo publie un message pour présenter ses excuses à Eric Ciotti. Le groupe audiovisuel public explique qu’un propos « inapproprié et déplacé » a été prononcé à l’antenne par une journaliste de la rédaction.
Quelques minutes plus tard, Nathalie Saint-Cricq intervient elle-même à l’antenne pour présenter ses excuses. Elle reconnaît que ses propos étaient inadaptés et qu’ils relèvent d’un « manque de discernement ». La journaliste s’adresse directement à Eric Ciotti afin de lui présenter ses regrets. Cet incident médiatique intervient dans un contexte politique déjà très tendu à Nice. Lors du premier tour des municipales, Eric Ciotti est arrivé en tête avec environ 43 % des voix. Il devance largement le maire sortant Christian Estrosi, crédité d’un peu plus de 30 %.
Ce duel oppose deux personnalités qui ont longtemps appartenu au même camp politique. Eric Ciotti et Christian Estrosi ont tous deux été membres des Républicains avant de suivre des trajectoires différentes. Leur affrontement lors de cette campagne municipale a été particulièrement observé. La campagne à Nice a d’ailleurs été décrite comme âpre par de nombreux observateurs. Les relations entre les deux hommes se sont progressivement détériorées au fil des années, transformant cette élection municipale en véritable affrontement politique.
Dans ce contexte, la phrase prononcée sur franceinfo a rapidement pris une dimension nationale. Les soirées électorales sont des moments particulièrement scrutés, où chaque déclaration peut être amplifiée par les réseaux sociaux. La réaction rapide de France Télévisions montre la volonté du groupe public de désamorcer la polémique. En présentant publiquement ses excuses à Eric Ciotti, la chaîne rappelle l’importance de maintenir une parole mesurée et respectueuse dans le traitement de l’actualité politique.
Pendant ce temps, la campagne municipale à Nice se poursuit. Avec son avance au premier tour, Eric Ciotti aborde la suite du scrutin en position favorable face à Christian Estrosi. Mais pour de nombreux téléspectateurs, la soirée restera surtout marquée par ce moment de gêne à l’antenne, preuve que quelques mots prononcés en direct peuvent rapidement provoquer une controverse nationale.
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