La ville de Menton, dans les Alpes-Maritimes, s’est réveillée avec un paysage politique profondément recomposé après le premier tour des élections municipales. En tête du scrutin, la députée du Rassemblement national Alexandra Masson s’impose avec 36,5 % des voix, confirmant son ancrage local. Mais derrière cette victoire relative, la situation est loin d’être figée : trois listes de droite se disputent les positions suivantes et envisagent désormais une stratégie commune pour tenter de renverser la tendance.

Parmi ces candidats, Louis Sarkozy attire particulièrement l’attention. Le fils de l’ancien président Nicolas Sarkozy, âgé de 28 ans, se classe troisième avec 18,01 % des suffrages. Soutenu par une alliance politique regroupant Les Républicains, Renaissance et Horizons, il s’est présenté comme un candidat capable de rassembler plusieurs sensibilités de la droite.
Devant lui se trouve Sandra Paire, qui obtient 19,74 % des voix. Ancienne adjointe du maire historique de Menton Jean-Claude Guibal, elle bénéficie d’une implantation locale forte et d’une connaissance approfondie des dossiers municipaux. Juste derrière Louis Sarkozy arrive Florent Champion, ancien adjoint du maire sortant Yves Juhel, avec 15,09 % des suffrages.
Ces trois listes, toutes issues de la droite locale mais issues de trajectoires politiques différentes, représentent ensemble une part importante de l’électorat mentonnais. Leur total dépasse largement celui d’Alexandra Masson, ce qui alimente immédiatement les discussions sur une éventuelle fusion des listes pour le second tour.
Dans ce contexte, Louis Sarkozy s’est rapidement exprimé pour évoquer cette possibilité. Selon lui, les résultats montrent que l’électorat de Menton reste majoritairement ancré à droite mais divisé entre plusieurs propositions. Il a estimé que les discussions entre candidats étaient nécessaires pour envisager un rassemblement capable de battre le Rassemblement national lors du second tour.
La candidate RN, de son côté, aborde cette nouvelle phase avec un avantage indéniable. Ancienne militante de l’UMP, Alexandra Masson a progressivement construit une carrière politique qui l’a menée jusqu’à l’Assemblée nationale. Sa victoire au premier tour confirme la solidité de son socle électoral dans cette ville frontalière de la Côte d’Azur.
Cependant, l’histoire électorale montre que les seconds tours peuvent réserver des surprises, surtout lorsque plusieurs listes proches idéologiquement décident de se rapprocher. À Menton, la question n’est donc plus seulement de savoir qui est arrivé en tête, mais plutôt quelle stratégie sera adoptée par les candidats de droite dans les jours à venir.
Les discussions s’annoncent délicates. Chaque candidat dispose de ses propres équipes, de ses soutiens et de ses priorités politiques. Trouver un compromis sur la composition d’une éventuelle liste commune pourrait nécessiter de longues négociations.
Dans ce climat politique intense, Louis Sarkozy apparaît comme une figure centrale. Son positionnement et ses choix pourraient peser lourd dans l’issue du scrutin. Le jeune candidat a d’ailleurs insisté sur l’importance d’engager des discussions dès la soirée électorale afin de préparer le second tour.
À Menton, la campagne est donc loin d’être terminée. Entre la position dominante d’Alexandra Masson et les possibles alliances à droite, la ville s’apprête à vivre une semaine politique particulièrement animée. Les électeurs mentonnais seront appelés à trancher lors du second tour, dans un contexte où chaque décision stratégique pourrait faire basculer l’équilibre du pouvoir municipal.
Découvrez maintenant « Rien n’est joué » : à Menton, Louis Sarkozy troisième mais la droite rêve encore de renverser Alexandra Masson.
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