La guerre qui secoue actuellement le Moyen-Orient franchit un nouveau cap dans la violence des déclarations. L’armée iranienne a adressé une menace très claire contre les installations énergétiques liées aux États-Unis dans la région. Dans un communiqué relayé par les médias iraniens, les responsables militaires affirment être prêts à frapper des infrastructures pétrolières et économiques.

Le porte-parole du quartier général central de Khatam al-Anbiya a déclaré : « Toutes les installations pétrolières, économiques et énergétiques appartenant à des compagnies pétrolières de la région en partie détenues par les États-Unis ou qui coopèrent avec les États-Unis seront immédiatement détruites et réduites en cendres. »
Cette déclaration intervient alors que la guerre déclenchée par Israël et les États-Unis contre l’Iran se poursuit depuis plus de deux semaines. Les tensions militaires ne cessent d’augmenter et plusieurs pays du Golfe se retrouvent désormais directement exposés aux menaces. L’armée iranienne a également adressé un avertissement aux Émirats arabes unis. Dans un autre communiqué, les forces armées ont appelé les habitants à s’éloigner des ports, affirmant que ces installations pourraient devenir des cibles en raison de la présence d’équipements militaires américains.
Le centre de commandement interarmées iranien précise que ces frappes seraient une réponse à ce qu’il considère comme une agression contre la souveraineté iranienne. Les autorités militaires expliquent qu’elles se réservent le droit de frapper des « missiles ennemis américains situés dans les ports, les docks et les cachettes de l’armée américaine ». Ces menaces inquiètent particulièrement les pays du Golfe, dont l’économie repose en grande partie sur les exportations d’hydrocarbures. Les infrastructures pétrolières et portuaires représentent des points névralgiques pour l’approvisionnement énergétique mondial.
La situation sécuritaire dans la région devient chaque jour plus fragile. Au Qatar, les autorités ont annoncé avoir intercepté deux missiles au-dessus de la capitale Doha après avoir fait évacuer plusieurs zones stratégiques. Dans le même temps, une attaque de drone a visé l’ambassade américaine à Bagdad. Un journaliste présent sur place a observé de la fumée noire s’élever au-dessus du complexe diplomatique situé au cœur de la capitale irakienne.
Face à cette escalade, les appels à la désescalade se multiplient. Plusieurs dirigeants internationaux redoutent qu’une multiplication des frappes contre des infrastructures énergétiques ne provoque une crise économique mondiale. Pour l’instant, les menaces et les opérations militaires continuent de s’accumuler. Et dans ce climat extrêmement tendu, chaque nouvelle déclaration semble rapprocher un peu plus la région d’un affrontement encore plus large.
Lire aussi : « Nous frapperons très fort » : la déclaration de Donald Trump qui inquiète la scène internationale et Une blague grinçante de Trump relance la polémique Macron