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Tous les Français ne peuvent pas monter dans ces avions : comment sont choisis les passagers des vols de rapatriement

12 mars 2026 - 19 : 10
par Laura Face à la crise au Moyen-Orient, la France organise des vols de rapatriement pour certains ressortissants. Mais tout le monde ne peut pas en bénéficier.

Alors que la crise au Moyen-Orient se poursuit, des milliers de Français cherchent à rentrer en France. Mais face au nombre de demandes, tout le monde ne peut pas bénéficier des vols de rapatriement organisés par l’État.

Tous les Français ne peuvent pas monter dans ces avions : comment sont choisis les passagers des vols de rapatriement

Depuis le début de la crise, près de 15 000 ressortissants français ont déjà quitté la région pour rejoindre l’Hexagone. Cependant, la grande majorité d’entre eux ont utilisé des vols commerciaux classiques. Les vols affrétés par la France sont en réalité réservés à des situations bien particulières.

Ces avions sont destinés en priorité aux personnes considérées comme vulnérables. Cela inclut notamment les femmes enceintes, les familles avec de jeunes enfants, les personnes âgées ou celles dont la santé nécessite une prise en charge rapide. Ces critères permettent aux autorités de gérer un nombre de places limitées tout en protégeant les profils les plus fragiles. Environ 900 personnes vulnérables ont déjà été rapatriées grâce à ces vols spéciaux. Mais la demande reste très forte.

Selon le ministère des Affaires étrangères, plus de 7 500 Français ont déjà demandé à bénéficier de ce dispositif. Pour répondre à ces sollicitations, la France prévoit d’organiser sept vols supplémentaires dans les prochains jours. Ces opérations sont coordonnés par le ministère des Affaires étrangères et par les ambassades françaises présentes dans la région.

Les consulats jouent un rôle central : ils recensent les ressortissants, évaluent les situations individuelles et orientent les personnes vers les solutions de transport disponibles. Contrairement à une idée répandue, ces vols ne sont pas gratuits. Les passagers doivent payer une participation financière, appelée contribution. Dans certains cas récents, les voyageurs ont dû verser environ 350 euros pour leur siège, un tarif qui peut monter jusqu’à 680 euros selon le trajet.

Les autorités expliquent que cette contribution reste largement inférieure au prix des billets commerciaux. Et pour cause : dans les premiers jours de la crise, certains billets d’avion ont atteint 15 000 euros pour un seul aller entre le Moyen-Orient et la France. Aujourd’hui, les prix semblent redescendre autour de 1 000 euros pour un vol direct Dubaï-Paris, notamment sur Emirates ou Etihad.

Même si ces montants restent élevés, ils permettent à davantage de voyageurs d’organiser leur retour sans attendre les vols gouvernementaux. Pour les autorités françaises, la priorité reste de garantir la sécurité des ressortissants. Dans un contexte international encore très instable, les dispositifs de rapatriement pourraient continuer à évoluer dans les prochains jours.

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Laura
Je suis gourmande, susceptible et râleuse (surtout quand on veut goûter mon dessert). Mais à part ça, je ne mords pas, je vous jure !