Derrière l’image joyeuse de Chantal Goya, connue pour ses chansons destinées aux enfants et ses spectacles colorés, se cache une affaire financière particulièrement complexe.

Depuis plusieurs années, la chanteuse et son mari Jean-Jacques Debout sont engagés dans un conflit judiciaire avec le Crédit municipal de Bordeaux.Au cœur de cette affaire : un prêt de plus de 2,2 millions d’euros. Un financement contracté en 2018 pour régler une dette fiscale importante.
À l’époque, la situation financière du couple est déjà fragile. Pour éviter une aggravation de leurs problèmes avec l’administration fiscale, Chantal Goya et Jean-Jacques Debout décident de solliciter ce prêt. L’objectif est clair : rembourser immédiatement les sommes dues au fisc et étaler le remboursement auprès de l’organisme prêteur. Mais pour obtenir cette somme, une garantie importante est exigée. Jean-Jacques Debout accepte alors de mettre en gage ses droits d’auteur à la Sacem.
Ces droits représentent une source de revenus régulière pour le compositeur, auteur de nombreuses chansons. Dans un premier temps, ce montage financier semble fonctionner. Mais au fil du temps, les conditions de remboursement deviennent plus difficiles à respecter. Le Crédit municipal de Bordeaux estime alors que les garanties ne sont plus suffisantes et décide de porter l’affaire devant la justice. L’organisme réclame désormais plus de 2,4 millions d’euros. Face à cette demande, Chantal Goya et Jean-Jacques Debout tentent de se défendre.
Le couple affirme notamment que la banque n’aurait jamais dû leur accorder un prêt aussi important. Selon eux, l’établissement aurait dû prendre en compte leur situation financière avant de valider ce financement. Mais la justice ne partage pas cette analyse. Les juges considèrent que le couple avait parfaitement conscience des risques au moment de signer le contrat de prêt. Ils rappellent également que Chantal Goya et Jean-Jacques Debout étaient entourés de conseillers financiers. La cour d’appel a donc confirmé la décision initiale. Le couple devra poursuivre le remboursement de la dette.
Pour justifier cette décision, les magistrats ont examiné les revenus actuels de la chanteuse. Selon les informations étudiées par la justice, Chantal Goya percevrait encore environ 40 000 euros par mois. Un niveau de revenus jugé suffisant pour permettre le remboursement de la somme réclamée. En plus de cette dette importante, le couple devra également payer 3 000 euros de frais supplémentaires liés à la procédure judiciaire. Une nouvelle étape dans une affaire financière qui n’a pas fini de faire parler.
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