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Dubaï : pourquoi plusieurs influenceurs ont soudainement changé de discours après avoir exprimé leur peur

05 mars 2026 - 11 : 21
par Mylène Pourquoi plusieurs influenceurs installés à Dubaï ont-ils soudainement changé de discours sur les réseaux sociaux ? Entre guerre au Moyen-Orient, avertissement des autorités et crainte d’une amende pouvant atteindre 200 000 dirhams, la polémique enfle.

Depuis plusieurs jours, la situation géopolitique au Moyen-Orient suscite une forte inquiétude dans le monde entier. Les tensions liées aux frappes menées par Israël et les États-Unis en Iran, suivies de ripostes visant notamment des pays du Golfe, ont placé plusieurs capitales régionales sous haute surveillance.

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Parmi elles, Dubaï, ville cosmopolite et destination privilégiée de nombreux expatriés européens, dont plusieurs influenceurs francophones très suivis sur les réseaux sociaux. Dans ce contexte tendu, un phénomène a particulièrement attiré l’attention des internautes : plusieurs influenceurs installés à Dubaï ont d’abord exprimé leur inquiétude face à la situation avant d’adopter, quelques heures plus tard, un discours radicalement différent. Un revirement qui interroge aujourd’hui sur l’influence possible des autorités locales et sur la législation très stricte encadrant les publications en ligne dans les Émirats arabes unis.

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Des influenceurs à Dubaï qui ont d’abord exprimé leur inquiétude

Au moment où les tensions militaires se sont intensifiées dans la région, plusieurs personnalités connues de la téléréalité française ont pris la parole sur les réseaux sociaux pour évoquer leur inquiétude.

Installée depuis plusieurs années à Dubaï, l’influenceuse Maeva Ghennam, révélée dans l’émission Les Marseillais, a notamment partagé sa peur face à l’évolution du conflit. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, elle expliquait que si une guerre venait à éclater, il serait nécessaire pour les expatriés français de quitter rapidement le territoire.

Ses propos ont rapidement circulé sur internet, suscitant de nombreuses réactions. Certains internautes ont exprimé leur soutien, rappelant que la peur face à une situation de conflit est parfaitement légitime. D’autres, en revanche, ont critiqué ces déclarations en estimant que certains influenceurs expatriés semblaient redécouvrir leur attachement à la France uniquement en période de crise.

Cette première prise de parole a déclenché un débat plus large sur la situation des influenceurs français à Dubaï, nombreux à s’y être installés ces dernières années pour des raisons fiscales, professionnelles ou liées à leur mode de vie.

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Un revirement spectaculaire sur les réseaux sociaux

Mais quelques heures seulement après ces premières publications, le ton adopté par plusieurs influenceurs basés à Dubaï a radicalement changé. De nombreuses stories et publications ont commencé à circuler sur Instagram et Snapchat, montrant le drapeau des Émirats arabes unis accompagné d’un message en anglais : “We Chose This Country. And We Stand With It” (« Nous avons choisi ce pays. Et nous le soutenons »).

Plusieurs personnalités influentes ont relayé ce message, dont Nabilla, Caroline Receveur ou encore Laurent Billionaire. Certains ont même publié de longs messages expliquant leur attachement à Dubaï et leur gratitude envers le pays qui les accueille.

Ce changement de ton soudain a immédiatement suscité de nombreuses interrogations chez les internautes. Pourquoi ces influenceurs, qui semblaient inquiets quelques heures plus tôt, adoptaient-ils désormais un discours beaucoup plus rassurant et loyal envers les autorités locales ?

La question est devenue encore plus sensible lorsque Maeva Ghennam elle-même a publié une nouvelle story affirmant qu’il n’y avait « rien » et qu’aucune victime n’était à déplorer.

Or, selon plusieurs informations relayées dans la presse internationale, des ressortissants étrangers auraient effectivement perdu la vie lors des événements récents. Ce décalage entre les déclarations officielles et certains témoignages a renforcé les interrogations.

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Un avertissement officiel des autorités de Dubaï

Le timing de ce revirement a coïncidé avec une publication importante des autorités locales. Le 3 mars, la police de Dubaï a diffusé un message sur le réseau social X (anciennement Twitter) rappelant les règles strictes concernant la diffusion d’informations en ligne.

Dans ce message, les autorités précisaient que toute publication contenant de fausses informations, ou contredisant les annonces officielles, pouvait être considérée comme une infraction si elle était susceptible de provoquer la panique ou de menacer l’ordre public.

Le texte rappelait également les sanctions encourues. Selon la législation en vigueur aux Émirats arabes unis, ces infractions peuvent entraîner des peines de prison ainsi que des amendes pouvant atteindre 200 000 dirhams, soit environ 46 900 euros.

Cette mise au point officielle a immédiatement attiré l’attention de nombreux internautes et observateurs. Beaucoup se sont demandé si le changement de discours de certains influenceurs à Dubaï pouvait être lié à cet avertissement.

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La crainte d’une amende ou de sanctions judiciaires

Dans les heures qui ont suivi cette publication, plusieurs rumeurs ont circulé sur les réseaux sociaux. Certains internautes ont évoqué la possibilité de contrôles de téléphones ou de convocations de certaines personnalités. Des messages ont également circulé suggérant que certains influenceurs auraient été invités à supprimer certaines publications jugées sensibles.

À ce stade, aucune confirmation officielle n’a été apportée concernant d’éventuelles mesures prises contre des influenceurs français installés à Dubaï. Mais la simple possibilité d’une sanction financière importante a suffi à alimenter les spéculations.

Dans un pays où la législation concernant la diffusion d’informations est particulièrement stricte, les personnalités publiques savent qu’une publication sur les réseaux sociaux peut avoir des conséquences importantes.

Pour des influenceurs dont l’activité repose entièrement sur leur présence en ligne, le risque d’une amende de plusieurs dizaines de milliers d’euros constitue évidemment une menace sérieuse.

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Les réactions des internautes et d’autres influenceurs

Cette situation a également provoqué de nombreuses réactions dans le milieu de l’influence. L’influenceur Bastos, connu pour ses prises de position tranchées, s’est notamment exprimé sur le sujet en ironisant sur la situation. Selon lui, certains influenceurs seraient contraints d’adopter un discours favorable aux autorités locales.

D’autres créateurs de contenu ont également pris la parole. Sarah Fraisou, elle aussi installée à Dubaï, a expliqué dans une vidéo qu’il valait mieux éviter de publier certaines informations sur les réseaux sociaux dans le contexte actuel. Selon elle, les expatriés doivent faire preuve de prudence et éviter toute publication susceptible d’être mal interprétée. Ces déclarations ont renforcé l’impression d’un climat de vigilance accrue autour des réseaux sociaux dans la ville.

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La législation stricte sur les réseaux sociaux aux Émirats arabes unis

Si cette affaire suscite autant d’interrogations, c’est aussi parce que les Émirats arabes unis disposent d’un cadre juridique particulièrement strict concernant la communication en ligne. Les lois locales prévoient des sanctions importantes contre toute diffusion d’informations jugées fausses, trompeuses ou susceptibles de troubler l’ordre public.

Ces règles concernent aussi bien les médias traditionnels que les influenceurs et créateurs de contenu présents sur les réseaux sociaux. Dans ce contexte, les personnalités publiques vivant à Dubaï doivent régulièrement adapter leur communication pour respecter la législation locale. Cette réalité est parfois méconnue du grand public, notamment en Europe, où la liberté d’expression sur internet est généralement plus large.

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Un débat plus large sur les influenceurs expatriés

Au-delà de l’aspect juridique, cette polémique relance également un débat plus large sur la place des influenceurs français à Dubaï. Depuis plusieurs années, la ville est devenue une destination très prisée par les créateurs de contenu, notamment grâce à sa fiscalité attractive et à son cadre de vie luxueux.

Mais cette installation dans un pays aux règles différentes soulève régulièrement des questions sur les responsabilités des personnalités publiques qui y vivent. Certains internautes reprochent à ces influenceurs de bénéficier des avantages de la vie à Dubaï tout en sollicitant l’aide de la France en cas de crise. D’autres rappellent au contraire que ces expatriés restent des citoyens français et qu’il est normal qu’ils expriment leurs inquiétudes face à une situation de conflit.

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Entre prudence et stratégie de communication

La question centrale reste aujourd’hui la suivante : le changement de discours observé chez plusieurs influenceurs à Dubaï est-il le résultat d’une pression officielle, d’une simple prudence juridique ou d’une stratégie de communication destinée à calmer la situation ? Faute d’informations officielles, il est difficile d’apporter une réponse définitive.

Ce qui est certain, en revanche, c’est que cet épisode illustre la complexité du rôle des influenceurs dans un contexte international sensible. Entre leurs millions d’abonnés, leurs intérêts économiques et les règles imposées par les pays où ils vivent, ces personnalités doivent constamment naviguer entre liberté d’expression et prudence. Et dans un environnement aussi médiatisé que celui des réseaux sociaux, chaque publication peut rapidement devenir un sujet de débat public.

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Mylène
Je suis Mylène, blogueuse, beauty addict, Rédactrice en Chef du webzine So Busy Girls et maman de 2 petits bouts. Et fana de chocolat. Et de bons polars. On avait dit "courte description" ?! Ah oui, j'ai oublié de dire que j'étais très (très très) bavarde...!