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"Si nous devions utiliser notre arsenal nucléaire, aucun État ne s’en remettrait" : face à la guerre en Iran, Emmanuel Macron durcit le ton

02 mars 2026 - 16 : 21
par Laura Guerre en Iran : Emmanuel Macron met en garde sur la puissance de l’arsenal nucléaire français et annonce une dissuasion avancée européenne. Sous-marin « L’Invincible », coopération avec Londres et Berlin, réactions internationales : voici ce qu'on sait.

Au troisième jour de la guerre en Iran, le conflit déclenché par les frappes israélo-américaines continue de s’étendre à l’ensemble du Moyen-Orient.

Si nous devions utiliser notre arsenal nucléaire, aucun État ne s’en remettrait : face à la guerre en Iran, Emmanuel Macron durcit le ton

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Alors que Téhéran multiplie les représailles dans le Golfe et que le Hezbollah est visé au Liban, Emmanuel Macron a pris la parole depuis l’Île Longue, base stratégique de la dissuasion nucléaire française.

Le président de la République a prononcé une déclaration particulièrement ferme, rappelant la puissance de l’arsenal nucléaire français et la nécessité de renforcer la posture stratégique de la France et de l’Europe face aux menaces actuelles.

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Emmanuel Macron met en garde sur la puissance de l’arsenal nucléaire français

Lors de son discours consacré à la dissuasion nucléaire, Emmanuel Macron a tenu des propos sans ambiguïté : « Si nous devions utiliser notre arsenal, aucun État, si puissant soit-il, ne pourrait s’y soustraire. Aucun, si vaste soit-il, ne s’en remettrait. Un seul de nos sous-marins emporte avec lui une puissance de frappe qui équivaut à la somme de toutes les bombes tombées en Europe lors de la Première Guerre mondiale. C’est près de mille fois la puissance des premières bombes nucléaires. »

Cette déclaration intervient dans un contexte de tension extrême au Moyen-Orient, marqué par la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans des frappes américaines, les ripostes iraniennes contre Israël et plusieurs pays du Golfe, ainsi que l’implication croissante d’acteurs régionaux.

En réaffirmant la capacité de frappe française, le chef de l’État a voulu rappeler que la force de dissuasion française demeure un pilier central de la stratégie de défense nationale.

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Une dissuasion nucléaire présentée comme un « intangible français »

Depuis la base de l’Île Longue, dans le Finistère, Emmanuel Macron a insisté sur un point essentiel : « La dissuasion nucléaire doit rester un intangible français ». Autrement dit, la décision ultime d’emploi de l’arme nucléaire reste strictement nationale. Même si des coopérations européennes sont envisagées, il n’y aura « aucun partage de la décision ultime » avec les alliés.

La dissuasion nucléaire française est décrite comme « la pierre angulaire de notre stratégie de défense ». Dans un contexte de multiplication des menaces, le président estime qu’elle doit être renforcée et adaptée aux nouveaux équilibres géopolitiques.

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Vers une « dissuasion avancée » à l’échelle européenne

L’un des points majeurs du discours présidentiel concerne la mise en place progressive d’une « dissuasion avancée » à l’échelle européenne. Huit pays ont accepté de participer à cette initiative : le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark. Ces États pourront accueillir des « forces aériennes stratégiques » françaises sur leur territoire.

L’objectif affiché est clair : « se disséminer dans la profondeur du continent européen » afin de compliquer le calcul d’éventuels adversaires. Concrètement, cela signifie que la posture nucléaire française pourrait s’appuyer sur une présence élargie en Europe, tout en conservant un contrôle décisionnel strictement national.

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Coopération militaire renforcée avec Londres et Berlin

Dans la continuité de cette stratégie, Emmanuel Macron a annoncé que Paris, Londres et Berlin allaient « travailler ensemble à des projets de missiles de très longue portée ».

Cette coopération trilatérale s’inscrit dans un contexte où les équilibres stratégiques mondiaux sont en mutation rapide. Le renforcement des capacités conventionnelles à longue portée est présenté comme complémentaire de la dissuasion nucléaire.

Par ailleurs, le président a indiqué que la France allait augmenter le nombre de ses têtes nucléaires, sans en préciser le volume. Cette annonce marque une évolution significative de la posture stratégique française.

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« L’Invincible » : un nouveau sous-marin nucléaire en 2036

Autre annonce majeure : la mise en mer d’un nouveau sous-marin nucléaire lanceur d’engins dès 2036, baptisé « L’Invincible ». Les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins constituent le cœur de la force de dissuasion française. Ils garantissent une capacité de frappe en second, c’est-à-dire la possibilité de riposter même après une attaque ennemie.

Emmanuel Macron a salué la maîtrise technologique française dans ce domaine, rappelant que « très peu de nations dans notre monde sont capables » de construire un tel matériel militaire.

Dans le contexte actuel de guerre en Iran, cette annonce prend une dimension stratégique particulière : elle vise à envoyer un message de solidité et de continuité dans la politique de défense française.

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Un conflit régional qui s’étend rapidement

Pendant que Paris précise sa doctrine, la situation au Moyen-Orient reste extrêmement volatile. L’armée israélienne a annoncé avoir frappé le Hezbollah au Liban et appelé à l’évacuation de plusieurs immeubles dans la banlieue sud de Beyrouth. Des explosions ont été entendues à Téhéran, tandis que la télévision d’État iranienne annonçait de nouvelles salves de missiles vers Israël.

Des drones iraniens ont visé des installations énergétiques au Qatar. QatarEnergy a suspendu la production de gaz naturel liquéfié, entraînant une flambée du prix du gaz européen de près de 40 %.

Dans ce contexte, plusieurs pays européens, dont l’Allemagne, ont annoncé l’envoi d’avions pour évacuer leurs ressortissants vulnérables. La guerre en Iran a donc déjà des conséquences directes sur les marchés énergétiques et la stabilité régionale.

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Les réactions internationales face à l’escalade

La Russie a appelé à une cessation immédiate des hostilités et dénoncé les frappes sur des cibles civiles. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a appelé à « travailler sans relâche » pour éviter une propagation du conflit.

Du côté américain, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a affirmé que les États-Unis n’avaient « pas déclenché cette guerre », tout en promettant de la « terminer ». L’Iran, par la voix d’Ali Larijani, a déclaré être « prêt pour une longue guerre ».

Dans ce climat d’extrême tension, les déclarations d’Emmanuel Macron prennent une portée stratégique majeure : elles visent à réaffirmer la crédibilité de la dissuasion nucléaire française dans un environnement international incertain.

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Pourquoi la France insiste sur la dissuasion nucléaire

La doctrine française repose historiquement sur le principe de la dissuasion : empêcher toute attaque majeure en garantissant une riposte d’une ampleur inacceptable pour l’adversaire. En rappelant la puissance de l’arsenal nucléaire français, Emmanuel Macron cherche à envoyer un signal de fermeté, non seulement à des acteurs extérieurs, mais aussi aux alliés européens.

La référence à « mille fois la puissance des premières bombes nucléaires » vise à souligner l’ampleur technologique et destructive des capacités françaises actuelles. Cependant, le président a également insisté sur le fait que cette dissuasion reste strictement défensive.

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Une Europe face à un tournant stratégique

L’annonce d’une « dissuasion avancée » et l’ouverture partielle des exercices nucléaires aux alliés européens traduisent une évolution majeure. Sans mutualiser la décision, la France propose un cadre plus intégré à ses partenaires. Cela intervient alors que la guerre en Iran démontre la rapidité avec laquelle un conflit régional peut provoquer une instabilité globale.

Entre flambée des prix de l’énergie, perturbations aériennes, évacuations diplomatiques et risques d’embrasement, les conséquences dépassent largement le seul théâtre iranien. En consolidant sa posture nucléaire et en associant huit pays européens à sa stratégie, Paris cherche à renforcer la crédibilité stratégique du continent.

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Une séquence stratégique décisive

La déclaration d’Emmanuel Macron sur l’arsenal nucléaire français marque un moment fort de cette crise internationale. Dans un contexte de guerre en Iran aux répercussions régionales et économiques majeures, la France réaffirme la centralité de sa dissuasion nucléaire, annonce un renforcement capacitaire, et ouvre une nouvelle phase de coopération européenne.

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Entre fermeté stratégique et volonté de stabilisation, le chef de l’État assume une ligne claire : maintenir la crédibilité de la force de frappe française tout en inscrivant sa réflexion dans la profondeur européenne.

La situation sur le terrain reste évolutive. Mais une chose est certaine : la posture stratégique française vient d’entrer dans une nouvelle phase, marquée par la consolidation de sa dissuasion et l’élargissement de son dialogue avec ses partenaires européens.

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Laura
Je suis gourmande, susceptible et râleuse (surtout quand on veut goûter mon dessert). Mais à part ça, je ne mords pas, je vous jure !