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380 millions de vues plus tard, la première vidéo YouTube devient une œuvre d’art exposée au Victoria and Albert Museum de Londres

24 février 2026 - 17 : 07
par Laura La première vidéo YouTube, “Me at the zoo”, devient officiellement une œuvre d’art au Victoria and Albert Museum de Londres. Retour sur son histoire, son auteur Jawed Karim et son impact sur la culture numérique.

La première vidéo YouTube vient officiellement d’entrer dans l’histoire… et dans un musée. “Me at the zoo”, mise en ligne le 24 avril 2005, est désormais exposée au Victoria and Albert Museum de Londres.

380 millions de vues plus tard, la première vidéo YouTube devient une œuvre d’art exposée au Victoria and Albert Museum de Londres

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Une reconnaissance symbolique forte pour ce contenu d’à peine 19 secondes, longtemps considéré comme anodin, mais devenu au fil des années un marqueur fondamental de la culture numérique mondiale.

Ce geste muséal consacre non seulement une vidéo, mais aussi l’émergence d’une nouvelle ère : celle de la démocratisation de la création de contenu, des réseaux sociaux et de l’économie de l’attention.

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La première vidéo YouTube devient une œuvre d’art officielle

Le Victoria and Albert Museum, institution majeure dédiée à l’art et au design, a intégré “Me at the zoo” dans sa collection permanente “Design : de 1900 à nos jours”. Aux côtés d’un iPhone première génération, des premiers Tupperware ou encore d’objets iconiques de la culture populaire, cette vidéo numérique rejoint désormais le patrimoine contemporain.

Ce choix peut sembler surprenant : aucune matérialité, aucun objet physique, simplement une archive numérique accessible en ligne. Pourtant, c’est précisément ce qui en fait une pièce historique.

Dans son communiqué, le musée souligne l’étrangeté apparente de voir une plateforme aussi familière que YouTube entrer dans un espace traditionnellement réservé aux œuvres tangibles. Mais cette décision marque l’évolution même de la notion d’art et de design à l’ère numérique.

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Me at the zoo : une vidéo banale devenue archive mondiale

Face caméra, un jeune homme se tient devant un enclos d’éléphants au zoo de San Diego. Il explique simplement que ces animaux ont “des trompes vraiment, vraiment longues”. Rien de spectaculaire. Aucun montage. Aucun effet. Et pourtant.

La vidéo cumule aujourd’hui plus de 380 millions de vues, près de 18 millions de likes et plus de 10 millions de commentaires. Ce succès ne repose pas sur sa qualité artistique intrinsèque, mais sur son statut fondateur.

Postée le 24 avril 2005, elle est la toute première vidéo mise en ligne sur YouTube. Elle marque le point de départ d’une révolution numérique qui allait transformer la manière dont le monde consomme l’information, le divertissement et la culture.

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Jawed Karim : le pionnier derrière la première vidéo YouTube

L’auteur de cette séquence historique n’est autre que Jawed Karim, co-fondateur de YouTube, aux côtés de Steve Chen et Chad Hurley. Âgé de 25 ans au moment de la publication, cet informaticien originaire d’Allemagne de l’Est, émigré aux États-Unis à l’adolescence, participe à la création d’une plateforme qui deviendra en quelques années le deuxième site web le plus visité au monde.

En octobre 2006, à peine 18 mois après la mise en ligne de “Me at the zoo”, Google rachète YouTube pour 1,6 milliard de dollars. Une opération stratégique majeure qui propulse Jawed Karim parmi les multimillionnaires, avec une fortune estimée aujourd’hui à plusieurs centaines de millions de dollars.

Fait intéressant : Karim n’a jamais supprimé cette vidéo. Il en modifie parfois la description pour y glisser des messages contemporains. En février dernier, il évoquait par exemple les dangers des microplastiques dans le cerveau humain. Une manière de faire vivre cette archive à travers le temps.

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YouTube : d’une expérimentation à une révolution culturelle mondiale

Lorsque YouTube voit le jour en 2005, d’autres plateformes de partage vidéo existent déjà. Mais la simplicité d’utilisation, la mise en avant des créateurs et la logique communautaire vont rapidement faire la différence.

La plateforme devient un espace d’expression inédit : amateurs, artistes, journalistes, influenceurs, militants… Tous peuvent publier du contenu et toucher une audience mondiale.

Cette démocratisation radicale a profondément transformé :

  • les médias traditionnels

  • la publicité

  • l’industrie musicale

  • le divertissement

  • l’éducation

  • la communication politique

Aujourd’hui, YouTube est non seulement le plus grand réservoir de vidéos au monde, mais aussi un moteur économique colossal. L’entrée de “Me at the zoo” au musée symbolise donc l’acte fondateur d’un écosystème devenu central dans nos sociétés.

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Pourquoi le Victoria and Albert Museum a choisi cette vidéo

L’intégration de la première vidéo YouTube dans la collection “Design : de 1900 à nos jours” n’est pas anodine. Le musée explique que même si cette vidéo ne correspond pas aux critères traditionnels des œuvres muséales — ancienneté, matérialité, rareté — elle représente un tournant décisif dans le design numérique et les usages sociaux.

Elle incarne :

  • la naissance du contenu généré par l’utilisateur

  • la culture participative

  • la viralité

  • la création communautaire

Autrement dit, elle est le point zéro de l’ère des créateurs. En la retirant de son environnement quotidien (nos smartphones et ordinateurs) pour l’installer dans un espace muséal, le Victoria and Albert Museum invite à la contemplation et à la prise de recul. Ce geste transforme un contenu banal en objet patrimonial.

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Une reconnaissance officielle de la culture numérique

Ce classement au musée marque une étape supplémentaire dans la légitimation de la culture numérique. Pendant longtemps, les contenus en ligne ont été perçus comme éphémères, secondaires, voire insignifiants. Pourtant, ils façonnent désormais nos imaginaires collectifs, nos références culturelles et nos modes d’interaction.

La présence de “Me at the zoo” aux côtés d’objets iconiques comme le premier iPhone illustre l’importance des innovations technologiques dans l’histoire du design contemporain. Cette décision ouvre également la voie à d’autres intégrations d’œuvres numériques dans les collections permanentes des grandes institutions culturelles.

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De la banalité à l’iconique : comment une vidéo de 19 secondes est devenue historique

Ce qui fascine, c’est le contraste entre la simplicité extrême du contenu et son impact colossal. Aucune mise en scène élaborée. Aucun scénario. Aucun effet viral intentionnel. Et pourtant, cette vidéo est devenue un symbole.

Elle représente :

  • l’émergence d’une génération connectée

  • la naissance des influenceurs

  • la transformation des modèles économiques des médias

  • l’essor des communautés en ligne

Plus de vingt ans après sa publication, elle continue d’être visionnée, commentée et analysée. Son entrée au Victoria and Albert Museum consacre définitivement son statut d’archive fondatrice.

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Une vidéo qui symbolise l’évolution de notre rapport aux médias

La reconnaissance de la première vidéo YouTube comme œuvre d’art interroge notre rapport à la mémoire numérique. Contrairement aux objets physiques, les contenus digitaux peuvent être copiés, partagés, dupliqués à l’infini. Leur valeur ne repose pas sur la rareté matérielle, mais sur leur signification historique.

En exposant “Me at the zoo”, le musée londonien affirme que le design contemporain ne se limite plus aux objets tangibles. Il inclut les plateformes, les interfaces, les algorithmes et les usages. Cette décision illustre aussi une prise de conscience : le patrimoine du XXIe siècle est en grande partie numérique.

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YouTube, deuxième site le plus visité au monde

Aujourd’hui, YouTube est le deuxième site web le plus consulté au monde, juste derrière Google. La plateforme héberge des milliards de vidéos et influence profondément les tendances culturelles mondiales. Des carrières entières sont nées grâce à elle. Des mouvements sociaux s’y sont organisés. Des phénomènes viraux y ont émergé. Et tout a commencé par un jeune homme face à des éléphants.

L’entrée de “Me at the zoo” au Victoria and Albert Museum scelle définitivement ce passage de la simple anecdote numérique à l’histoire culturelle mondiale. Ce qui semblait anodin est désormais patrimonial. Ce qui paraissait banal est devenu fondateur. Et cette reconnaissance officielle confirme une chose : la culture internet appartient pleinement à l’histoire de l’art contemporain.

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Laura
Je suis gourmande, susceptible et râleuse (surtout quand on veut goûter mon dessert). Mais à part ça, je ne mords pas, je vous jure !