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Fin de l'argent liquide : la Banque de France répond aux inquiétudes des Français

23 février 2026 - 16 : 10
par Laura Fin de l'argent liquide, disparition des DAB, paiements par carte en hausse… La Banque de France et François Villeroy de Galhau répondent clairement aux inquiétudes des Français.

Le débat sur la fin de l'argent liquide revient régulièrement dans l’actualité économique et politique. Entre la baisse du nombre de distributeurs automatiques de billets, la progression continue des paiements par carte bancaire et les discussions sur la lutte contre les trafics, la question se pose de plus en plus clairement : la France se dirige-t-elle vers la disparition des espèces ?

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Lors d’une audition devant la commission des finances de l’Assemblée nationale, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a tenu à clarifier la position de l’institution. Son message est sans ambiguïté : « La Banque de France n’abandonnera jamais les espèces. L’accès aux espèces est un droit central de nos concitoyens. » Une déclaration forte, dans un contexte où les chiffres semblent pourtant indiquer une transformation profonde des usages.

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Disparition des distributeurs : un recul qui interroge

En 2024, le nombre de distributeurs automatiques de billets (DAB) en France a diminué de 1 500 unités, selon les données publiées par la Banque de France. Cette baisse s’inscrit dans une tendance de fond, alimentée par les plans d’économies des réseaux bancaires et par la digitalisation accélérée des services financiers.

Le recul de la présence physique des banques sur le territoire constitue « un point effectivement à surveiller », selon François Villeroy de Galhau. Dans certaines zones rurales ou périurbaines, l’accès aux espèces peut déjà devenir plus complexe, alimentant les inquiétudes autour d’une possible fin de l'argent liquide.

La réduction du nombre de guichets et de DAB reflète une adaptation à l’évolution des comportements. Toutefois, elle soulève une question majeure : comment garantir l’égalité d’accès aux espèces sur l’ensemble du territoire ?

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Les retraits en baisse mais des montants en hausse

Les chiffres montrent une baisse progressive du nombre de retraits aux distributeurs et aux guichets bancaires. En 2024, les Français ont effectué un peu plus de 1,1 milliard de retraits, soit une diminution de 4,3 % par rapport à 2023 et de 7,1 % par rapport à 2022.

Cette baisse ne signifie pas pour autant un abandon total du cash. Fait intéressant, le montant moyen retiré aux DAB est en hausse constante. Il atteignait 126 euros en 2024, contre 82 euros en 2014. Autrement dit, les retraits sont moins fréquents, mais plus importants.

Ce phénomène traduit une modification des habitudes : les Français utilisent moins souvent les distributeurs, mais continuent de recourir aux espèces pour certains usages spécifiques. La question n’est donc pas uniquement celle de la disparition de l'argent liquide, mais celle de son évolution.

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Les paiements par carte dépassent les espèces

Autre tournant majeur : pour la première fois, la part des paiements en espèces dans les points de vente est passée derrière celle des cartes bancaires en France. Selon une étude publiée fin 2024 par la Banque centrale européenne, la carte est désormais le moyen de paiement le plus utilisé dans les commerces.

Supermarchés, restaurants, coiffeurs, petits commerces : le paiement électronique s’est imposé comme la norme pour une grande partie des transactions quotidiennes. La généralisation du sans contact et des paiements via smartphone a encore accéléré cette tendance.

Cette évolution nourrit l’idée d’une fin de l'argent liquide, mais les autorités monétaires distinguent clairement baisse d’usage et disparition programmée.

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Fin de l'argent liquide : une hypothèse politique sensible

La question a également pris une dimension politique. En mai dernier, le ministre de la Justice Gérald Darmanin avait évoqué la « fin de l'argent liquide » comme une piste pour lutter contre le trafic de drogue.

L’argument est connu : les transactions en espèces faciliteraient certaines activités illégales en raison de leur traçabilité limitée. Toutefois, supprimer totalement le cash poserait d’importants enjeux de libertés publiques, de confidentialité et d’inclusion financière.

C’est précisément sur ce point que la Banque de France insiste. Pour François Villeroy de Galhau, l’accès aux espèces constitue un droit fondamental. Cette position vise à rassurer les citoyens qui redoutent une société entièrement dématérialisée.

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Argent liquide et inclusion financière

Au-delà des usages pratiques, le débat sur la fin de l'argent liquide touche à des questions sociales majeures. Toutes les catégories de population ne disposent pas du même accès aux outils numériques ou aux services bancaires.

Les personnes âgées, certaines populations rurales ou précaires, mais aussi ceux qui souhaitent simplement maîtriser leur budget via l’usage du cash, pourraient être pénalisés par une disparition des espèces.

Le maintien d’un accès garanti aux billets et aux pièces constitue donc un enjeu d’inclusion financière. C’est aussi un levier de confiance dans le système monétaire.

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La position officielle de la Banque de France

Face aux spéculations, la déclaration du gouverneur se veut ferme : il n’est pas question d’abandonner les espèces. La Banque de France assure la production, la distribution et la circulation des billets sur le territoire, et entend continuer à remplir cette mission.

En parallèle, l’institution accompagne la transformation numérique des paiements, sans opposer cash et carte. L’objectif affiché est de garantir la liberté de choix des citoyens.

Le débat autour de la fin de l'argent liquide met en lumière une transition progressive plutôt qu’une rupture brutale. Les usages évoluent, mais les autorités monétaires ne prévoient pas de suppression officielle du cash.

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Une évolution des habitudes plus qu’une disparition

La France connaît une transformation profonde de ses moyens de paiement. Les cartes bancaires et les solutions numériques gagnent du terrain, les distributeurs diminuent, les retraits reculent. Pourtant, les espèces restent utilisées et protégées institutionnellement.

La déclaration de François Villeroy de Galhau vise à rassurer dans un contexte de mutation rapide. Si les habitudes changent, la fin de l'argent liquide ne figure pas à l’agenda officiel.

La question demeure néanmoins stratégique : comment maintenir un équilibre entre modernisation des paiements, lutte contre les fraudes et préservation des libertés individuelles ? Dans cette période de transition, la réponse de la Banque de France se veut claire : le cash a encore sa place dans l’économie française.

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Laura
Je suis gourmande, susceptible et râleuse (surtout quand on veut goûter mon dessert). Mais à part ça, je ne mords pas, je vous jure !