Il y a des phrases qui restent gravées. Pour Nagui, “on va tout arrêter” fait partie de celles-là. Au début des années 2000, après avoir été écarté de plusieurs grandes chaînes, l’animateur se retrouve dans une situation critique.

Les projets s’effondrent, les perspectives se réduisent, et sa société est en difficulté. Il décrit des réunions avec son comptable, où chaque ligne de compte est examinée avec précision. Les mots “cessation de paiements” résonnent comme une condamnation. La possibilité de déposer le bilan devient réelle. Pour celui qui avait connu la gloire des années 1990, c’est un choc.
La scène est presque cinématographique : des spécialistes qui passent tout au crible, des chiffres, des bilans, et cette impression que tout peut s’arrêter du jour au lendemain. Il fait d’ailleurs le parallèle avec Le rêve américain, tant la situation ressemblait à une fiction dramatique.
Quatre années d’échecs s’enchaînent. Pas un simple accident de parcours, mais une véritable période de remise en question. Pourtant, c’est précisément à ce moment-là qu’il décide de se battre pour deux formats : Tout le monde veut prendre sa place et N’oubliez pas les paroles.
Le succès de ces émissions change tout. Elles s’installent durablement sur France 2, deviennent des rendez-vous quotidiens et redonnent à Nagui une stabilité professionnelle. Le contraste est saisissant : de la quasi-faillite à la consécration.
Ce moment où il a cru que tout était fini apparaît aujourd’hui comme un tournant. Sans cette crise, peut-être n’aurait-il pas abordé la suite de sa carrière avec la même détermination. Derrière la réussite actuelle, il y a cette scène fondatrice, celle où l’arrêt semblait inévitable… avant que tout ne bascule dans l’autre sens.
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