Alors qu’Emmanuel Macron s’apprête à rencontrer Narendra Modi lors de sa visite officielle en Inde du 17 au 19 février, une personnalité attire l’attention par son parcours autant que par son histoire familiale : Éva Jospin. La plasticienne, fille de Lionel Jospin, fait partie de la délégation française choisie par l’Élysée.

À 51 ans, Éva Jospin s’est imposée comme l’une des artistes contemporaines les plus en vue de sa génération. Depuis le 10 décembre, elle expose au Grand Palais avec Claire Tabouret. Leur exposition Grottesco, inspirée d’une légende romaine liée à la Domus Aurea, connaît un succès tel qu’elle a été prolongée jusqu’au 29 mars.
Mais derrière l’artiste reconnue se dessine aussi une histoire intime marquée par une relation forte avec son père, Lionel Jospin, ancien Premier ministre. En 2023, elle confiait combien elle s’était sentie soutenue et regardée dans son parcours. « J’ai eu la chance qu’il m’aime, qu’il me regarde et s’occupe de moi », expliquait-elle avec simplicité.
Grandir dans une famille politique aussi exposée aurait pu peser lourd. Pourtant, Éva Jospin assure que sa carrière s’est construite sans interférence. Elle a exposé pour de grandes maisons comme Dior, dans des institutions prestigieuses en France et à l’étranger, affirmant peu à peu une identité artistique singulière.
Sa présence aux côtés d’Emmanuel Macron en Inde ne doit donc rien au hasard. Elle incarne un rayonnement culturel assumé, dans un contexte où la diplomatie française mêle enjeux stratégiques – comme les Rafale ou l’intelligence artificielle – et valorisation de la création.
Dans cette délégation figurent également Christian Louboutin et Line Papin, illustrant la volonté de promouvoir l’excellence française sous toutes ses formes. Mais c’est sans doute la trajectoire personnelle d’Éva Jospin, entre héritage politique et réussite artistique, qui donne à ce voyage une dimension humaine particulière.
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