La séquence a provoqué l’hilarité sur un plateau télé et relancé une polémique déjà brûlante. Ce dimanche 15 février, invitée dans l’émission Puremédias L’Hebdo, Roselyne Bachelot n’a pas hésité à ironiser sur Jack Lang, en pleine tourmente liée à l’affaire Jeffrey Epstein.

Une petite phrase, prononcée avec humour, mais dans un contexte extrêmement sensible, qui a immédiatement attiré l’attention. Alors que l’ancien ministre de la Culture est cité à plus de 600 reprises dans les documents judiciaires américains rendus publics fin janvier, la tension médiatique reste forte. Entre démission de l’Institut du monde arabe, enquête du Parquet national financier (PNF) et suspension d’un projet éditorial chez Gallimard, la situation s’est considérablement compliquée pour celui qui fut l’une des figures culturelles majeures de la vie politique française.
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Roselyne Bachelot ironise sur la déclaration de Jack Lang
Invitée sur le plateau de Puremédias L’Hebdo, Roselyne Bachelot était interrogée sur la place du journalisme d’investigation et sur la pression médiatique exercée à l’encontre des responsables publics. La question posée par Virginie Guilhaume portait notamment sur le caractère parfois jugé « trop inquisiteur » des journalistes.
Avant même d’entrer dans le fond du débat, l’ancienne ministre a choisi de commencer par un trait d’humour visant Jack Lang. Elle a évoqué son passage sur RTL, le 4 février, face à Marc-Olivier Fogiel, durant lequel l’ancien ministre avait affirmé être « blanc comme neige ».
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C’est à ce moment que Roselyne Bachelot a lancé une remarque qui a fait rire le plateau : « Quand on voit le paquet de teinture qu’affectionne Jack Lang dire qu’il est blanc comme neige, ça m’a beaucoup fait rire. »
Une phrase prononcée sur le ton de la plaisanterie, mais qui a immédiatement marqué les esprits. En s’attaquant à l’apparence du politicien de 87 ans, elle a choisi un angle inattendu pour commenter une déclaration pourtant très sérieuse.
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Une défense médiatique sous haute tension
Lors de son interview sur RTL, Jack Lang avait fermement nié toute implication répréhensible, déclarant être « blanc comme neige ». Une affirmation faite quelques jours avant sa démission de la présidence de l’Institut du monde arabe (IMA).
La publication, fin janvier, de millions de documents liés à l’affaire Jeffrey Epstein par la justice américaine a provoqué une onde de choc internationale. Dans ces documents, le nom de Jack Lang apparaît à plus de 600 reprises, ce qui a entraîné un emballement médiatique en France.
Il convient de rappeler qu’être cité dans ces documents ne constitue pas en soi une preuve de culpabilité. Toutefois, la répétition des mentions a conduit à une pression publique considérable.
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L’ouverture d’une enquête par le Parquet national financier
Au-delà de la polémique médiatique, la situation a pris une dimension judiciaire. Le Parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête préliminaire pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée » à la suite des révélations concernant les échanges entre Jack Lang et Jeffrey Epstein.
Cette décision marque une étape importante dans le traitement du dossier en France. L’enquête vise à établir si des flux financiers suspects ou irréguliers ont pu exister.
Dans ce contexte, la démission de Jack Lang de la présidence de l’Institut du monde arabe a été perçue comme une mesure visant à préserver l’institution. Il occupait ce poste depuis 2013 et avait largement contribué à son rayonnement culturel.
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Roselyne Bachelot défend le journalisme d’investigation
Après sa remarque humoristique, Roselyne Bachelot a répondu plus sérieusement à la question sur le rôle des journalistes. Selon elle, le journalisme d’investigation est indispensable dans une démocratie.
Elle a rappelé qu’occuper une fonction publique implique des responsabilités et une obligation de répondre aux interrogations légitimes de la presse. Elle a également salué l’interview menée par Marc-Olivier Fogiel sur RTL, la qualifiant « d’excellente ».
Enfin, elle a estimé qu’il fallait mettre fin aux « attitudes de vierge effarouchée », sous-entendant que les responsables publics doivent accepter la confrontation médiatique lorsqu’ils sont mis en cause.
Ces déclarations, bien que prononcées sur un ton détendu, s’inscrivent dans un débat plus large sur la transparence, la responsabilité politique et le traitement médiatique des affaires sensibles.
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Un projet éditorial suspendu chez Gallimard
Les conséquences de l’affaire Epstein ne s’arrêtent pas à la sphère politique ou judiciaire. Elles ont également des répercussions dans le domaine culturel.
Selon des informations révélées par le magazine Marianne et reprises par Le Journal du Dimanche, la sortie d’un livre de Jack Lang, initialement prévue en mai, a été suspendue.
Intitulé Ma vie avec François Mitterrand, l’ouvrage devait être publié par Gallimard. Il s’agissait d’un projet personnel important pour l’ancien ministre, proche de l’ex-président de la République.
La maison d’édition a indiqué que le manuscrit n’était « pas achevé » et que la parution était reportée. Elle a précisé qu’il ne s’agissait pas d’une annulation définitive. Toutefois, dans le contexte actuel, cette décision apparaît inévitablement liée à la tempête médiatique.
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Une image fragilisée pour une figure historique de la culture
Figure emblématique des années François Mitterrand, Jack Lang a longtemps incarné une politique culturelle ambitieuse, marquée notamment par la création de la Fête de la musique et le développement de grandes institutions artistiques.
Aujourd’hui, son image est fragilisée par les révélations et les investigations en cours. Même si aucune condamnation n’a été prononcée, l’impact médiatique est considérable.
La séquence avec Roselyne Bachelot illustre la manière dont l’affaire s’inscrit désormais aussi dans le registre symbolique et médiatique. Une simple phrase peut devenir virale et alimenter le débat public.
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Une affaire aux multiples dimensions
L’affaire Jeffrey Epstein continue de produire des effets en cascade, bien au-delà des frontières américaines. En France, elle soulève des questions sur les relations internationales, les réseaux d’influence et la transparence des responsables publics.
Pour Jack Lang, les prochains mois seront déterminants. L’enquête du Parquet national financier devra établir les faits avec précision. Sur le plan médiatique, la pression reste forte. Quant à la sortie de son livre Ma vie avec François Mitterrand, elle dépendra sans doute de l’évolution de la situation judiciaire et du climat public.
En attendant, la petite phrase de Roselyne Bachelot restera comme l’un des moments marquants de cette séquence. Entre humour, critique et tension politique, elle illustre la complexité d’un dossier où se mêlent justice, médias et réputation publique.
Dans une époque marquée par l’exigence de transparence et l’immédiateté médiatique, chaque déclaration, chaque décision et chaque silence sont scrutés avec attention. L’affaire n’a pas encore livré toutes ses conclusions, mais elle a déjà profondément modifié la trajectoire publique d’un ancien ministre qui a longtemps occupé le devant de la scène culturelle française.
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