Invitée sur le plateau de Puremédias L’Hebdo le 15 février, Roselyne Bachelot n’a pas mâché ses mots. Interrogée par Virginie Guilhaume sur la manière dont les journalistes traitent les responsables publics impliqués dans des affaires sensibles, l’ancienne ministre a livré une réponse tranchée.

Elle a d’abord ironisé sur la déclaration de Jack Lang, qui avait affirmé sur RTL être « blanc comme neige ». Mais au-delà de la plaisanterie sur son « paquet de teinture », Roselyne Bachelot a développé un point de vue plus profond sur la responsabilité des personnalités publiques.
Selon elle, le journalisme d’investigation joue un rôle essentiel dans une démocratie. Lorsqu’on occupe une fonction publique, on se doit de répondre aux questions, même lorsque celles-ci sont dérangeantes. Elle a d’ailleurs salué l’interview menée par Marc-Olivier Fogiel sur RTL, la qualifiant d’excellente.
Puis est venue cette phrase qui a marqué les esprits : il faut arrêter avec « ces attitudes de vierge effarouchée ». Une formule forte, visant ceux qui s’estiment victimes d’un traitement médiatique trop insistant.
La déclaration intervient dans un contexte particulièrement tendu pour Jack Lang. Depuis la publication des documents américains liés à Jeffrey Epstein, son nom est au centre de nombreuses interrogations. Une enquête préliminaire a été ouverte par le Parquet national financier pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée ».
L’ancien ministre a depuis démissionné de la présidence de l’Institut du monde arabe. Par ailleurs, la sortie de son livre Ma vie avec François Mitterrand chez Gallimard a été suspendue.
Dans cette affaire, la question du rapport entre médias et responsables politiques revient avec force. Roselyne Bachelot a choisi son camp : celui d’un journalisme exigeant, quitte à bousculer les figures historiques de la vie publique française.
Lire aussi : "C'est votre échec" : Gilles Bouleau recadre Emmanuel Macron, ce moment télé qui a déstabilisé le président et glacé le plateau et “Ça le fait enrager” : pourquoi Emmanuel Macron prépare déjà l’après 2027