La séquence est politique, mais elle est aussi stratégique. Bruno Retailleau a choisi d’annoncer sa candidature à l’élection présidentielle de 2027 en adoptant une ligne ferme.

Il a affirmé qu’il ne céderait ni à la violence, ni au politiquement correct, ni aux « dérives de l’État de droit », estimant que celui-ci s’était retourné contre le droit des Français à vivre en paix et en sécurité.
Ces mots ont immédiatement placé le débat sur un terrain sensible. Dimanche 15 février, Emmanuel Macron a répondu sur Radio J. Sans agressivité, mais avec détermination, il a déclaré : « Il faut parfois changer des règles, mais il faut faire très attention à l’État de droit parce qu’il nous garantit la possibilité de vivre libre et ensemble ».
Le président de la République a également insisté sur la nécessité de respecter les contre-pouvoirs. Selon lui, les problèmes peuvent être traités sans remettre en cause la Constitution. Il a mis en garde contre toute tentation de faire croire que les institutions seraient responsables des difficultés rencontrées par les Français.
Cette prise de parole intervient alors que la droite cherche à s’unir. Laurent Wauquiez défend l’idée d’un candidat unique et évoque une primaire qui pourrait inclure Gérald Darmanin et Sarah Knafo. L’enjeu est de taille : éviter l’éparpillement des voix et construire une alternative crédible.
L’intervention d’Emmanuel Macron change la dynamique. En rappelant les fondamentaux de l’État de droit, il place le débat sur le terrain institutionnel et moral. La campagne de 2027 n’est pas encore officiellement lancée, mais les lignes de fracture sont déjà visibles.
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