À la fin de Dawson en 2003, James Van Der Beek pensait sans doute que tout restait à écrire. Il avait incarné pendant six saisons le personnage central d’une série devenue culte, partagé l’écran avec Katie Holmes, Joshua Jackson et Michelle Williams, et vu sa notoriété exploser à l’international.

Pourtant, la suite a été bien plus complexe que ce que le public imaginait.
Des années plus tard, il confiait qu’après avoir refusé plusieurs rôles, « on avait cessé de lui en proposer ». Épuisé par le rythme intense de la série, il avait choisi de faire une pause. Il expliquait qu’il avait peur de dire oui à des projets qui ne lui correspondaient pas ou qu’il ne souhaitait pas défendre publiquement. Cette exigence artistique, louable, a cependant eu des conséquences concrètes.
Hollywood avance vite. Les opportunités ne restent pas indéfiniment ouvertes. En prenant du recul, James Van Der Beek a vu sa visibilité diminuer progressivement. Il est apparu dans différents projets, dont Don’t Trust the B---- in Apartment 23, mais sans retrouver l’ampleur de son succès initial.
Parallèlement, il révélait que l’argent de Dawson ne lui avait pas assuré une stabilité durable. Malgré des salaires pouvant atteindre 175 000 dollars par épisode lors de la dernière saison, l’absence de droits d’auteur significatifs aurait limité ses revenus à long terme. Signé à 20 ans, son contrat n’aurait pas prévu de participation importante aux rediffusions.
Père de six enfants avec son épouse Kimberly, il devait subvenir aux besoins d’une famille nombreuse. Il expliquait qu’à un moment, il fallait « se retrousser les manches ». Cette lucidité sur sa situation financière contrastait avec l’image que le public se faisait d’une star des années 1990.
Lorsque le cancer colorectal l’a frappé, la fragilité de son équilibre financier est apparue encore plus clairement. Après son décès le 11 février, une cagnotte GoFundMe a été lancée pour soutenir sa famille. Plus de 2,1 millions de dollars ont été collectés, notamment grâce à des donateurs comme Steven Spielberg.
Son parcours rappelle que le succès précoce ne garantit pas une carrière linéaire ni une sécurité financière éternelle. Derrière Dawson, il y avait un acteur confronté à des choix difficiles et à une industrie implacable.
Découvrez maintenant Mort de James Van Der Beek : la cagnotte lancée pour sa famille dépasse un million de dollars et Prisonnier de son propre succès ? Pourquoi James Van Der Beek n’a jamais vraiment échappé à l’ombre de Dawson
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