À 11h15 précises, heure française, un frisson a traversé des millions de téléspectateurs. Sur le pas de tir de Cap Canaveral, en Floride, la fusée de SpaceX s’est arrachée du sol dans un rugissement assourdissant.

À son bord, l’astronaute française Sophie Adenot, membre de l’Agence spatiale européenne, a quitté la Terre pour rejoindre la Station spatiale internationale, l’ISS.
Ce moment, d’une intensité rare, marque une nouvelle page de l’histoire spatiale française. Sur sa combinaison, deux symboles forts : le drapeau tricolore sur l’épaule et l’emblème de l’ESA. Un double message de fierté nationale et d’unité européenne, souligné quelques minutes avant le décollage par Josef Aschbacher, directeur général de l’Agence spatiale européenne. Sur son compte X, il a tenu à adresser un message personnel à l’astronaute : « En tant que directeur général de l’Agence spatiale européenne, je ne pourrais pas être plus fier ».
La mission, baptisée Epsilon, s’inscrit dans le cadre de Crew-12. Elle ne se résume pas à un simple voyage orbital. À bord de l’ISS, Sophie Adenot devra mener près de 200 expériences scientifiques. Un programme ambitieux, en partie préparé par le CNES, le Centre national d’études spatiales. Les recherches porteront notamment sur les effets des vols spatiaux sur la santé humaine, un enjeu crucial alors que les agences spatiales préparent déjà les futures missions de longue durée vers la Lune et Mars.
Dans les heures précédant le décollage, les messages de soutien se sont multipliés. Thomas Pesquet, figure emblématique de l’exploration spatiale française, a publié un message particulièrement émouvant à destination de sa collègue. Lui qui connaît la pression et l’intensité d’un lancement a tenu à saluer son courage et son engagement.
Emmanuel Macron a lui aussi pris la parole. Le président de la République a partagé une vidéo d’encouragement, saluant le parcours de Sophie Adenot et rappelant l’importance stratégique de la recherche spatiale pour la France et l’Europe.
Au-delà des discours officiels, c’est toute une génération qui observe aujourd’hui ce vol avec fascination. Sophie Adenot incarne une nouvelle vague d’astronautes européens, formés aux technologies les plus avancées, prêts à relever les défis scientifiques et humains de l’orbite basse.
Son décollage depuis Cap Canaveral n’est pas seulement un exploit technique. C’est une aventure humaine, une démonstration de coopération internationale et une promesse de découvertes. Pendant plusieurs mois, elle évoluera à 400 kilomètres au-dessus de nos têtes, en apesanteur, dans un laboratoire spatial unique au monde.
Ce 11h15 restera gravé. Une Française s’est envolée vers les étoiles.
Découvrez maintenant le salaire de Sophie Adenot : combien gagne l’astronaute française avant son départ vers l’ISS ?