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Pourquoi l’agacement est monté très vite contre Gabriel Attal à l’Élysée

09 février 2026 - 21 : 30
par Laura Derrière les apparences d’unité, l’Élysée a rapidement exprimé des réserves sur le fonctionnement de Gabriel Attal à Matignon. Retour précis sur une montée d’agacement.

Lorsque Gabriel Attal est nommé à Matignon, l’Élysée affiche une confiance totale. Le président de la République assume ce choix et met en avant le profil dynamique de son nouveau Premier ministre.

Pourquoi l’agacement est monté très vite contre Gabriel Attal à l’Élysée

Pourtant, très rapidement, des signaux de crispation apparaissent dans l’entourage présidentiel. Ce qui devait être une collaboration étroite se transforme progressivement en relation plus tendue, marquée par une accumulation de griefs.

Dès les premières semaines, Emmanuel Macron constate que Gabriel Attal occupe l’espace médiatique avec une grande aisance. Conférences de presse, interviews, déplacements très commentés : le Premier ministre devient un visage omniprésent de l’exécutif. À l’Élysée, cette visibilité est d’abord tolérée, puis perçue comme excessive. Certains proches du président estiment que la parole gouvernementale se personnalise trop, au détriment du rôle central du chef de l’État.

L’agacement grandit lorsque des arbitrages politiques semblent s’éloigner des attentes présidentielles. Emmanuel Macron reproche à son Premier ministre une forme d’indépendance dans le ton et dans le rythme des annonces. Sans jamais rompre officiellement la coordination, les échanges se font plus tendus, plus formels. La confiance initiale commence à s’éroder.

La campagne des élections européennes accentue ce malaise. À l’Élysée, l’implication de Gabriel Attal est jugée insuffisante, voire distante. Le président interprète cette posture comme un manque d’engagement collectif. Ce reproche devient un point de fixation dans leur relation. Il marque une rupture dans la perception qu’Emmanuel Macron a de son chef de gouvernement.

En interne, certains parlent alors d’un climat devenu pesant. Les réunions se multiplient, mais les décisions sont de plus en plus centralisées à l’Élysée. Gabriel Attal, de son côté, continue d’assumer publiquement son rôle sans afficher la moindre tension. Cette dissonance entre l’image publique et la réalité interne alimente les frustrations.

Avec le temps, l’agacement se transforme en méfiance. Emmanuel Macron ne remet jamais publiquement en cause son Premier ministre, mais la relation personnelle est profondément altérée. Ce qui devait être une association efficace devient une cohabitation contrainte, où chaque geste est observé et interprété.

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Laura
Je suis gourmande, susceptible et râleuse (surtout quand on veut goûter mon dessert). Mais à part ça, je ne mords pas, je vous jure !