Le départ de Sonia Mabrouk de CNews dépasse largement le cadre d’une décision individuelle. En choisissant de partir à 49 ans, alors qu’elle occupait une place stratégique à l’antenne, la journaliste envoie un signal fort à toute la télévision politique française.

Connue pour ses interviews directes et sans concession, Sonia Mabrouk incarnait une forme d’exigence journalistique reconnue, même par ses détracteurs. Son choix de quitter la chaîne, motivé par le maintien à l’antenne de Jean-Marc Morandini après sa condamnation, interroge sur les limites que les journalistes sont prêts à accepter dans l’exercice de leur métier.
Ce départ met en lumière une réalité rarement exposée publiquement : les tensions internes entre convictions personnelles et décisions de direction. Sonia Mabrouk aurait pu rester, continuer à exercer, faire abstraction. Elle a choisi l’inverse, au risque de fragiliser sa position professionnelle. Un pari risqué, mais assumé.
Dans le milieu, beaucoup observent désormais son geste comme un précédent. Il rappelle que les figures médiatiques ne sont pas interchangeables et que certaines décisions peuvent avoir un coût en termes d’image et de crédibilité. Le départ de Sonia Mabrouk pourrait ainsi influencer la manière dont les chaînes gèrent à l’avenir des situations sensibles.
Pour le public, cette décision renforce son image de journaliste intègre, fidèle à ses principes. Pour les groupes audiovisuels, elle représente aussi une opportunité : celle d’accueillir une professionnelle expérimentée, dont la parole porte et dont le nom suscite l’attention.
Quoi qu’il arrive ensuite, une chose est certaine : en quittant CNews de cette manière, Sonia Mabrouk a redéfini les règles du jeu. Et son absence se fait déjà sentir dans le débat télévisé.
Lire aussi : "C’est moi la porte ?" : le violent incident qui secoue CNews après la prise de position de Sonia Mabrouk et Sonia Mabrouk quitte CNews : les raisons profondes d’un départ très politique