La visite du prince William en Arabie saoudite, prévue dès le 9 février, devait s’inscrire dans un calendrier diplomatique soigneusement préparé. Présentée comme un moment fort pour renforcer les échanges économiques entre le Royaume-Uni et Riyad, elle se transforme peu à peu en source d’inquiétude pour le palais.

À quelques jours du départ, l’héritier du trône britannique est confronté à une situation particulièrement sensible. Des familles de prisonniers saoudiens condamnés à mort ont décidé d’interpeller directement le prince de Galles, espérant que sa venue puisse faire évoluer le sort de leurs proches. Une démarche rare, qui place la monarchie britannique dans une position inconfortable.
Les deux détenus concernés, Yousef al-Manasif et Jawad Qureiris, sont aujourd’hui âgés de 29 et 28 ans. Tous deux ont été arrêtés pour leur participation à des manifestations alors qu’ils étaient mineurs. Selon les informations rendues publiques par des organisations de défense des droits humains, ils auraient été détenus à l’isolement pendant de longs mois, torturés et contraints de signer des aveux sous la pression. Ces aveux auraient ensuite servi à justifier leur condamnation à mort.
En s’adressant au prince William, leurs familles espèrent trouver un allié inattendu. Elles rappellent le poids symbolique de sa visite et le rôle qu’il incarne désormais sur la scène internationale. Époux de Kate Middleton, le prince est perçu comme une figure moderne, attentive aux causes humaines et aux enjeux sociaux.
Cette affaire intervient dans un contexte déjà délicat pour la monarchie. Depuis l’accession au trône de Charles III, la famille royale cherche à affirmer un équilibre subtil entre tradition, diplomatie et valeurs contemporaines. Le voyage de son fils aîné en Arabie saoudite cristallise toutes ces tensions.
Chaque mot, chaque silence du prince William sera analysé. Une absence de réaction pourrait susciter des critiques sévères, tandis qu’une prise de position explicite pourrait compliquer les relations entre Londres et Riyad. Pour le palais, l’enjeu est considérable : préserver des liens stratégiques tout en évitant de ternir l’image d’une monarchie attachée aux droits fondamentaux.
Ce déplacement, initialement conçu comme un symbole de coopération, devient ainsi un moment clé où le prince William devra composer avec une réalité bien plus complexe que prévu.
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