Connue aujourd’hui du grand public pour sa participation à Danse avec les stars sur TF1, Juju Fitcats n’a pourtant rien d’une nouvelle venue.

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Avant la lumière des plateaux, Justine Becattini de son vrai nom a bâti, patiemment mais efficacement, une carrière solide sur les réseaux sociaux. Influenceuse sport et nutrition depuis près de dix ans, elle a accepté de parler sans détour de ses revenus, de ses choix professionnels et des réalités d’un métier souvent idéalisé.
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Une influenceuse installée bien avant la télévision
Si certains téléspectateurs ont découvert Juju Fitcats grâce à la télévision, son succès est avant tout numérique. Très tôt, sa chaîne YouTube rencontre un écho massif auprès d’une communauté en quête de conseils sportifs accessibles, bienveillants et ancrés dans le réel. Cette authenticité devient sa signature. Elle fédère, fidélise et, surtout, professionnalise rapidement son activité.
Dès la première année, les résultats dépassent toutes les attentes. La créatrice explique avoir franchi le plafond de l’autoentreprise, fixé à 77 700 euros, l’obligeant à créer sa propre société. Une étape structurante qui marque le passage d’un projet passion à une véritable entreprise. Elle rappelle toutefois que ce succès fulgurant reste exceptionnel et ne doit pas être érigé en norme.
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Les revenus d’influenceuse expliqués sans détour
Rarement les créateurs de contenu détaillent aussi clairement leur modèle économique. Juju Fitcats le fait avec pédagogie. Elle affirme disposer de trois sources de revenus principales, qui se complètent sans se confondre.
La première repose sur la publicité automatique intégrée à ses vidéos YouTube. Ce système, géré par Google, rémunère selon le CPM (coût pour mille vues). En France, ce CPM s’élève en moyenne à 4 euros, contre 9 euros aux États-Unis. À audience équivalente, un créateur américain perçoit donc une rémunération nettement supérieure à celle d’un Français. Une donnée clé pour comprendre les écarts de revenus à l’international.
La deuxième source de revenus provient de son travail d’animatrice, notamment sur M6. Cette diversification lui permet de sécuriser son activité et d’élargir son champ d’expression au-delà des plateformes sociales.
Enfin, les partenariats avec les marques constituent un pilier important de son chiffre d’affaires, mais aussi un terrain sur lequel elle se montre particulièrement sélective.
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Une sélection drastique des partenariats avec les marques
Contrairement aux clichés associés à l’influence, Juju Fitcats affirme n’accepter qu’environ 1 % des propositions commerciales qu’elle reçoit quotidiennement. Un chiffre qui illustre une ligne éditoriale stricte et assumée. Elle explique refuser des montants conséquents lorsque les marques ne correspondent pas à ses valeurs, notamment en matière de santé, de nutrition ou d’image corporelle.
Cette exigence contribue à la crédibilité de son discours et à la confiance de sa communauté. Dans un secteur où la surenchère publicitaire peut rapidement éroder la relation avec les abonnés, ce positionnement apparaît comme un choix stratégique autant qu’éthique.
Une réalité économique loin des fantasmes
En évoquant les chiffres, Juju Fitcats tient aussi à démythifier le métier d’influenceur. Elle rappelle qu’en France, sur environ 150 000 créateurs de contenus, seuls 10 % parviennent réellement à en vivre. Un rappel salutaire à l’heure où les réseaux sociaux donnent parfois l’illusion d’une réussite facile et généralisée.
Elle reconnaît sa chance, notamment celle de pouvoir faire ses courses sans regarder les prix, mais insiste sur le travail, la constance et les sacrifices nécessaires pour atteindre cette stabilité financière. Derrière les vidéos et les stories se cache une gestion rigoureuse, des choix structurants et une pression permanente pour rester pertinent.
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Danse avec les stars, un choix de cœur plus que financier
Cette année, la participation à Danse avec les stars a forcément un impact sur son activité d’influenceuse. Moins de temps pour produire du contenu, plus d’énergie consacrée aux entraînements, et donc un chiffre d’affaires potentiellement en baisse. Un compromis pleinement assumé.
Juju Fitcats confie que cette aventure représentait un rêve de longue date, au point qu’elle aurait accepté d’y participer même sans rémunération. Elle n’a d’ailleurs pas souhaité révéler le montant de son cachet pour l’émission, préférant mettre en avant l’expérience humaine, artistique et personnelle plutôt que l’aspect financier.
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Une success story ancrée dans un milieu modeste
Ce parcours prend une dimension encore plus forte lorsqu’on le replace dans son contexte familial. Issue d’un milieu modeste, Juju Fitcats raconte des parents partis « de zéro », qui ont gravi les échelons jusqu’à devenir cadres supérieurs. Une ascension sociale fondée sur le travail et la persévérance, qui a profondément marqué sa vision de la réussite.
Cette histoire familiale nourrit son rapport à l’argent, empreint de gratitude mais aussi de prudence. Elle se dit consciente de ce qu’elle doit à son parcours, à ses choix et au soutien de son entourage, notamment celui de Tibo InShape, lui-même influenceur reconnu.
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Transparence, travail et valeurs au cœur de son modèle
En acceptant de parler ouvertement de ses revenus d’influenceuse, Juju Fitcats apporte un éclairage précieux sur un univers souvent fantasmé. Son discours, relayé dans La Tribune dimanche, tranche avec l’opacité habituelle du milieu. Il met en lumière une réalité faite de diversification, de choix stratégiques et de valeurs assumées.
Plus qu’une simple confession financière, cette prise de parole dessine le portrait d’une entrepreneuse moderne, consciente des privilèges de sa réussite mais lucide sur ses exigences. Une trajectoire inspirante, qui rappelle que derrière les paillettes de la télévision et des réseaux sociaux, la réussite repose avant tout sur la constance, la crédibilité et le sens donné à ses engagements.
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