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Ultimatum, colère et départ forcé : pourquoi Rachida Dati n’a pas voulu céder

07 février 2026 - 14 : 15
par Laura Sous pression pour quitter le gouvernement, Rachida Dati a résisté jusqu’au bout avant d’accepter son départ. Retour sur une séquence tendue.

Le mot qui revient dans toutes les discussions en coulisses est le même : ultimatum. Lorsque Rachida Dati est convoquée pour évoquer son avenir au sein du gouvernement, le cadre est déjà fixé.

Ultimatum, colère et départ forcé : pourquoi Rachida Dati n’a pas voulu céder

Candidate à la mairie de Paris, elle ne peut plus, selon Matignon, conserver son portefeuille ministériel indéfiniment. La question n’est plus de savoir si elle partira, mais quand.

Face à elle, Sébastien Lecornu défend une ligne de fermeté. L’exécutif veut éviter toute confusion entre action gouvernementale et campagne électorale. Le message est clair : le départ doit intervenir rapidement, afin de préserver la cohérence de l’équipe en place. Mais pour Rachida Dati, cette injonction passe mal.

Depuis son entrée au gouvernement, la ministre de la Culture a toujours cultivé une image de femme politique indépendante, peu encline à se laisser dicter sa conduite. Selon plusieurs proches, elle aurait très mal vécu la manière dont la demande lui a été formulée. Ce qu’elle refuse avant tout, c’est l’idée d’un départ subi, perçu comme une sanction ou une mise à l’écart.

Les échanges se durcissent. Rachida Dati insiste sur sa volonté de choisir elle-même le moment de son départ, afin de pouvoir expliquer sa démarche aux Parisiens. Elle veut faire de cette sortie un acte politique fort, un choix assumé au service de son ambition municipale. De son côté, Matignon campe sur sa position, estimant que le calendrier ne peut plus être repoussé.

La discussion devient électrique. La ministre se sent acculée, sommée de partir sans ménagement. C’est dans ce contexte qu’elle aurait laissé éclater sa colère, refusant d’endosser le rôle de simple exécutante. Derrière la tension, se joue un rapport de force classique mais rarement aussi visible : celui entre l’autorité du chef du gouvernement et la liberté politique d’une ministre à forte personnalité.

Finalement, un accord est trouvé. Le départ aura bien lieu, mais selon un calendrier légèrement ajusté. Une sortie encadrée, présentée comme un « ajustement » gouvernemental, afin de limiter les dégâts politiques. Pourtant, chacun sait que cette séparation n’a rien d’ordinaire.

Pour Rachida Dati, cet épisode laisse des traces, mais il lui permet aussi de renforcer son image de femme de caractère, prête à aller au bout de ses convictions. À l’approche des municipales, cette séquence pourrait bien devenir un argument de campagne autant qu’un souvenir amer.

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Laura
Je suis gourmande, susceptible et râleuse (surtout quand on veut goûter mon dessert). Mais à part ça, je ne mords pas, je vous jure !