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« Je ne suis pas ta boniche » : comment Rachida Dati a tenu tête à Matignon jusqu’au bout

07 février 2026 - 13 : 30
par Clémence La phrase de Rachida Dati qui a glacé Matignon, les tensions avec Sébastien Lecornu et les coulisses d’un départ devenu inévitable.

Tout a basculé en quelques mots. Une phrase sèche, directe, assumée. « Je ne suis pas ta boniche ». Ces paroles, attribuées à Rachida Dati, ont marqué un point de non-retour dans sa relation avec Sébastien Lecornu.

Je ne suis pas ta boniche : comment Rachida Dati a tenu tête à Matignon jusqu’au bout

À ce moment-là, l’issue semblait déjà scellée, mais la violence symbolique de l’échange a transformé une transition politique attendue en véritable bras de fer au sommet de l’État.

Depuis plusieurs semaines, la ministre de la Culture préparait son avenir politique à Paris. Candidate déclarée aux municipales de 2026, elle avait annoncé qu’elle quitterait le gouvernement pour se consacrer pleinement à sa campagne. Mais entre l’annonce d’un départ et la manière dont celui-ci devait s’opérer, l’écart était immense. À Matignon, l’exigence était claire : une clarification rapide, un départ ordonné, sans ambiguïté. Du côté de Rachida Dati, la volonté était toute autre : garder la main sur le calendrier et sur le message envoyé aux électeurs parisiens.

La discussion entre les deux responsables politiques aurait été particulièrement tendue. Sébastien Lecornu souhaitait un départ rapide, estimant qu’il n’était plus tenable de mener une campagne municipale tout en restant ministre. Rachida Dati, elle, refusait d’apparaître comme une ministre poussée vers la sortie. Pour son entourage, il était fondamental qu’elle puisse expliquer elle-même son choix, sans donner l’image d’une mise à l’écart imposée.

La fameuse phrase, devenue virale en coulisses, aurait été prononcée au moment où la pression se faisait trop forte. Une façon pour Rachida Dati de rappeler son statut, son parcours et son refus d’être sommée de partir sans pouvoir reprendre la main sur le récit. Derrière l’échange brutal, c’est toute une question d’autorité, de respect et de stratégie politique qui s’est jouée.

Dans les jours qui ont suivi, le ton s’est apaisé en apparence. Un compromis aurait été trouvé sur la date de départ, laissant à la ministre quelques jours pour organiser sa sortie. Mais le mal était fait. La relation de confiance semblait rompue, et l’idée d’un maintien prolongé au gouvernement n’était plus envisageable.

Pour Rachida Dati, cette séquence marque un tournant. Loin de s’effacer discrètement, elle quitte la scène gouvernementale en affirmant son caractère et sa détermination. Une posture risquée, mais assumée, à l’heure où elle s’apprête à affronter l’une des campagnes municipales les plus disputées de la décennie.

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Clémence
Je fais partie de la rédac' SBG, et j'aime écrire, sortir, m'amuser, manger (très important, ça aussi !) et partager. Je vous propose donc régulièrement de découvrir mes derniers coups de <3.