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"Je n’ai pas demandé un euro de plus" : pourquoi Léa Salamé a dû se justifier sur son salaire du 20h

03 février 2026 - 12 : 03
par Mylène Auditionnée par une commission parlementaire, Léa Salamé a détaillé son salaire au 20h de France 2, affirmant ne pas avoir négocié un euro de plus. Décryptage de ses déclarations, de son engagement pour le service public et de son avenir à l’antenne.

La prise de parole de Léa Salamé devant la commission parlementaire sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel, ce 2 février, n’est pas passée inaperçue.

Je n’ai pas demandé un euro de plus : pourquoi Léa Salamé a dû se justifier sur son salaire du 20h

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Depuis son arrivée à la présentation du **20h de France 2****, la journaliste de 46 ans suscite débats et interrogations. Son audition, longue de plus de deux heures, a offert l’occasion de répondre frontalement à des questions sensibles, au premier rang desquelles celle de son salaire au 20h.

Dans un contexte où la transparence sur l’utilisation de l’argent public est scrutée de près, les membres de la commission ont souhaité entendre la présentatrice sur ses conditions de rémunération. Une démarche assumée par Léa Salamé, qui a tenu à replacer son parcours et ses choix professionnels au cœur de ses réponses.

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Un salaire accepté sans négociation, selon Léa Salamé

Face aux parlementaires, la journaliste s’est montrée très claire. Concernant sa rémunération au 20h de France 2, Léa Salamé a affirmé n’avoir engagé aucune discussion salariale lors de sa prise de poste. « J’ai accepté la rémunération qui m’a été proposée sans discussion et sans négociation aucune », a-t-elle expliqué, s’adressant notamment au député Charles Alloncle.

Elle a précisé que France Télévisions lui avait indiqué que cette rémunération était équivalente à celle de ses prédécesseurs à la tête du journal. Un point central de son argumentation : « Je n’ai pas demandé un euro de plus », a-t-elle insisté, cherchant ainsi à dissiper toute polémique sur un éventuel traitement de faveur.

Si la journaliste reconnaît que ces salaires du service public restent « très confortables », elle a également tenu à rappeler qu’ils demeurent « bien inférieurs aux salaires des chaînes privées ». Une comparaison qu’elle est particulièrement bien placée pour faire, ayant reçu, au fil des années, plusieurs propositions bien plus avantageuses financièrement.

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Le choix assumé du service public plutôt que l’appât du gain

L’un des messages forts de cette audition réside dans la justification de ses choix de carrière. Léa Salamé a confié avoir été approchée par des chaînes privées de télévision et de radio, avec à la clé des rémunérations nettement supérieures à celle qu’elle perçoit aujourd’hui au 20h de France 2. Pourtant, ces offres n’ont jamais fait vaciller sa décision.

« Je ne suis pas guidée par l’appât du gain », a-t-elle déclaré devant la commission, rappelant qu’elle a « toujours fait le choix du service public par conviction ». Un discours cohérent avec l’image que la journaliste cultive depuis ses débuts : celle d’une professionnelle attachée à l’indépendance éditoriale et à la mission d’information du service public.

Cette prise de position, loin d’être anodine, intervient dans un contexte de critiques récurrentes sur les rémunérations des figures médiatiques financées, au moins en partie, par l’argent public. En se montrant transparente et en assumant pleinement ses choix, Léa Salamé a cherché à répondre à ces interrogations de manière frontale.

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Productrice et animatrice, un statut qui interroge

Au cours de l’audition, un autre aspect de la carrière de Léa Salamé a été abordé : son rôle de coproductrice de l’émission Quelle Époque !. Un point qu’elle a jugé essentiel de clarifier devant les parlementaires.

La journaliste a rappelé qu’elle était déjà productrice de cette émission avant de devenir salariée de France Télévisions. Selon elle, ce statut offre une véritable indépendance face aux diffuseurs, un enjeu crucial lorsqu’il s’agit de préserver la liberté éditoriale. Elle a également souligné une inégalité persistante dans le milieu audiovisuel : « Tous les hommes le font, pas les femmes, qui restent salariées des producteurs. Et à 50 ans, elles se font dégager et ne font plus rien », a-t-elle déploré.

Par ces mots, Léa Salamé a élargi le débat au-delà de sa situation personnelle, mettant en lumière des problématiques structurelles de carrière et d’égalité femmes-hommes dans l’audiovisuel français.

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Neutralité journalistique et ambitions politiques de Raphaël Glucksmann

L’audition du 2 février a également été l’occasion d’aborder une question qui alimente régulièrement les débats : la relation entre Léa Salamé et son compagnon, Raphaël Glucksmann, et les conséquences potentielles sur sa présence à l’antenne.

Depuis l’annonce de son arrivée au 20h de France 2, une interrogation revient sans cesse : la journaliste pourra-t-elle conserver ce rôle si Raphaël Glucksmann se présente à l’élection présidentielle de 2027 ? Sur ce point, Léa Salamé a été catégorique. « S’il est candidat, je sors de l’antenne et je sors immédiatement », a-t-elle affirmé sans détour.

Elle a expliqué cette décision par un souci absolu de neutralité journalistique : « Je me retire parce que je ne veux pas que les Français aient le moindre doute, la moindre suspicion. » Une déclaration forte, qui vise à rassurer sur son éthique professionnelle et à prévenir toute confusion entre vie privée et responsabilité éditoriale.

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Une prise de parole stratégique dans un climat de défiance

Au-delà de ses propos sur son salaire, l’audition de Léa Salamé s’inscrit dans un contexte plus large de défiance envers les médias et leurs figures emblématiques. La transparence exigée par les parlementaires reflète une attente croissante du public quant à l’utilisation de l’argent public et à l’indépendance des journalistes du service public.

En répondant de manière détaillée, en assumant ses choix et en posant des lignes rouges claires, la présentatrice du 20h de France 2 a cherché à reprendre la main sur un débat souvent alimenté par les rumeurs et les approximations. Son intervention aura, à n’en pas douter, marqué les esprits et contribué à nourrir la réflexion sur la place, la rémunération et les responsabilités des grandes figures de l’audiovisuel public.

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Reste désormais à voir si ces explications suffiront à apaiser les critiques ou si la question des salaires dans l’audiovisuel public continuera d’alimenter les débats politiques et médiatiques dans les mois à venir. Une chose est certaine : en levant le voile sur sa rémunération et ses convictions, Léa Salamé a choisi la voie de la clarté, au risque de s’exposer encore davantage.

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Mylène
Je suis Mylène, blogueuse, beauty addict, Rédactrice en Chef du webzine So Busy Girls et maman de 2 petits bouts. Et fana de chocolat. Et de bons polars. On avait dit "courte description" ?! Ah oui, j'ai oublié de dire que j'étais très (très très) bavarde...!