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« Je ne suis pas avec Jordan Bardella » : la mise au point ferme de Léa Salamé devant les députés

03 février 2026 - 14 : 56
par Mylène Auditionnée à l’Assemblée nationale, Léa Salamé a tenu à clarifier sa situation personnelle et professionnelle face aux députés, balayant toute comparaison avec Jordan Bardella et réaffirmant sa conception stricte de l’indépendance journalistique.

Ce lundi 2 février, Léa Salamé s’est retrouvée au cœur d’un échange particulièrement scruté lors de son audition par la commission d’enquête sur l’audiovisuel public.

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Face aux députés réunis à l’Assemblée nationale, la journaliste et présentatrice du 20h de France 2 a dû répondre à des interrogations dépassant largement le cadre strict de son travail à l’antenne. En cause : sa vie privée, et plus précisément sa relation avec un responsable politique de premier plan. Une situation qui a donné lieu à une clarification nette, sans détour, et parfois teintée d’agacement.

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Une audition sous haute tension à l’assemblée nationale

L’audition de Léa Salamé s’inscrivait dans le cadre des travaux de la commission d’enquête sur le fonctionnement et l’indépendance de l’audiovisuel public. Diffusée en direct sur LCP, la séance avait pour objectif d’évaluer les garanties offertes aux journalistes du service public en matière de neutralité et de pluralisme. Très rapidement, les questions ont toutefois glissé vers un terrain plus personnel.

Certaines interventions ont mis en avant la relation de la journaliste avec Raphaël Glucksmann, suscitant un débat sur un éventuel conflit d’intérêts entre vie privée et exercice du métier de journaliste politique. Un sujet sensible, déjà soulevé à plusieurs reprises dans le débat public, mais qui a pris une dimension particulière dans l’enceinte solennelle de l’Assemblée nationale.

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« Je ne suis pas avec Jordan Bardella » : une phrase qui marque les esprits

C’est lors d’un échange avec la députée RN Caroline Parmentier que Léa Salamé a tenu à poser un cadre clair. En réponse à une hypothèse évoquant une relation avec Jordan Bardella, la journaliste a coupé court : « Je ne suis pas avec Jordan Bardella ». Une phrase simple, directe, mais lourde de sens.

Par cette mise au point, la présentatrice du JT a voulu dénoncer une forme de raisonnement qu’elle juge injuste et profondément problématique. Selon elle, suggérer qu’une journaliste serait automatiquement disqualifiée par la nature des opinions ou de l’engagement politique de son compagnon revient à nier son indépendance professionnelle et sa capacité à exercer son métier avec rigueur.

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La défense de l’indépendance journalistique au féminin

Au-delà de sa situation personnelle, Léa Salamé a élargi le débat à une question plus globale : celle de la place des femmes journalistes et de leur liberté. Elle a expliqué que, si la compagne de Jordan Bardella était journaliste, elle devrait pouvoir continuer à travailler tant que son compagnon ne serait pas candidat à une élection majeure. Une position qu’elle a formulée sans détour, rappelant que le journalisme repose sur des règles professionnelles claires, et non sur des soupçons permanents liés à la sphère privée.

Cette prise de parole a mis en lumière une problématique récurrente : la tendance à associer les choix, les idées ou les engagements d’une femme à ceux de son conjoint. Un réflexe que Léa Salamé a explicitement dénoncé, estimant qu’il ne correspond plus aux valeurs contemporaines ni aux combats menés depuis des décennies pour l’émancipation des femmes.

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Le soutien appuyé du président de la commission

Le président de la commission d’enquête, Jérémie Patrier-Leitus, a d’ailleurs abondé dans le sens de la journaliste. Visiblement irrité par l’insistance de certains députés, il a rappelé qu’« après des siècles et des siècles de combat », il était temps d’accepter qu’une femme puisse penser et agir indépendamment de son mari ou de son compagnon.

Cette intervention a renforcé le sentiment que le débat dépassait largement le cas de Léa Salamé pour toucher à une question de principe : celle de l’égalité et de la reconnaissance pleine et entière de l’autonomie intellectuelle des femmes dans l’espace public et médiatique.

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Couple et carrière : une ligne rouge clairement définie

Si Léa Salamé a fermement défendu sa position actuelle, elle n’a jamais nié la complexité de certaines situations. Interrogée sur l’hypothèse d’une candidature de son compagnon à l’élection présidentielle, la journaliste a été catégorique : « S’il est candidat, je sors de l’antenne et je sors immédiatement ». Une règle qu’elle s’impose à elle-même et qu’elle a déjà appliquée par le passé.

Elle a rappelé qu’en 2019, puis en 2024, elle s’était déjà retirée de l’antenne lorsque Raphaël Glucksmann avait été candidat. Pour elle, la frontière est donc limpide : tant qu’il n’y a pas de campagne électorale engageant directement son compagnon, elle estime pouvoir exercer son métier sans ambiguïté. En revanche, dès lors qu’un enjeu électoral majeur se présente, elle considère normal et nécessaire de se mettre en retrait.

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Une conception exigeante de l’éthique journalistique

Cette position illustre une vision très exigeante de l’éthique journalistique. Léa Salamé insiste sur le fait qu’elle n’a pas attendu une commission parlementaire pour réfléchir à ces questions. Son parcours démontre, selon elle, qu’elle applique déjà des règles strictes pour préserver la crédibilité de son travail et celle du service public.

En affirmant qu’elle agirait de la même manière si elle était la compagne de Jordan Bardella, la journaliste cherche à montrer que ses décisions ne dépendent ni des étiquettes politiques ni des pressions extérieures, mais uniquement de principes professionnels constants.

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Une séquence révélatrice des tensions autour de l’audiovisuel public

Cette audition a aussi mis en évidence les tensions actuelles autour de l’audiovisuel public en France. Les débats sur la neutralité, le pluralisme et l’indépendance des journalistes prennent une dimension particulière dans un contexte politique polarisé. Le cas de Léa Salamé devient alors un symbole, cristallisant des interrogations plus larges sur la confiance accordée aux médias et sur la place des journalistes dans la démocratie.

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En répondant sans détour, la présentatrice du 20h de France 2 a cherché à reprendre la main sur un récit parfois alimenté par les soupçons et les raccourcis. Sa déclaration « je ne suis pas avec Jordan Bardella » restera sans doute comme l’un des moments forts de cette audition, tant elle résume sa volonté de refuser toute confusion entre vie privée et exercice du métier.

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Une clarification appelée à faire date

Au final, cette prise de parole marque une étape importante dans la réflexion sur les liens entre journalisme, politique et vie personnelle. En posant des règles claires, Léa Salamé entend protéger non seulement sa propre crédibilité, mais aussi celle de l’audiovisuel public dans son ensemble.

Son message est limpide : l’indépendance d’un journaliste ne se juge pas à l’aune de sa vie privée, mais à ses actes professionnels et aux garde-fous qu’il s’impose. Une clarification sans détour, qui pourrait bien faire jurisprudence dans les débats à venir sur l’éthique et la liberté des journalistes en France.

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Mylène
Je suis Mylène, blogueuse, beauty addict, Rédactrice en Chef du webzine So Busy Girls et maman de 2 petits bouts. Et fana de chocolat. Et de bons polars. On avait dit "courte description" ?! Ah oui, j'ai oublié de dire que j'étais très (très très) bavarde...!