La formule est lâchée avec un sourire en coin, mais elle n’a rien d’anodin. En évoquant Emmanuel Macron et ses lunettes de soleil, Donald Trump a affirmé que le président français avait « essayé de faire le dur ».

Une phrase prononcée une première fois après le discours de Davos, puis rappelée indirectement mardi 27 janvier lors d’une allocution dans l’Iowa.
Tout commence au Forum économique mondial, lorsque Emmanuel Macron apparaît avec des lunettes de soleil en raison d’un problème de santé oculaire. L’image surprend, intrigue, circule. Très vite, Donald Trump s’en empare. Devant son public, il commente le discours de son homologue, évoque ses « très belles lunettes » et glisse cette remarque qui fait mouche : Emmanuel Macron aurait voulu se donner une image plus ferme.
Quelques jours plus tard, le sujet ressurgit. Cette fois, Donald Trump est en Iowa. Il parle de politique internationale, évoque ses discussions avec plusieurs dirigeants européens, puis s’interrompt brusquement. « C’était quoi cette histoire avec ses lunettes ? », lance-t-il, avant de qualifier l’épisode de « délire ». Une répétition qui montre que le détail l’a marqué.
Dans ce même discours, Donald Trump affirme avoir tenté de convaincre Emmanuel Macron d’augmenter le prix des médicaments en France. Une affirmation rapidement démentie par l’Élysée, qui rappelle que ces tarifs sont strictement encadrés par la Sécurité sociale et n’ont pas été modifiés. Mais l’exactitude des faits semble secondaire face à l’impact de la séquence.
Ce qui frappe, c’est la manière dont Donald Trump transforme un détail visuel en outil de narration politique. Les lunettes deviennent un symbole, presque un prétexte, pour personnaliser son discours et créer une complicité avec son public, au détriment de la solennité diplomatique.
Après ses piques, le président américain prend soin de tempérer. Il affirme aimer beaucoup Emmanuel Macron, soulignant une relation qu’il décrit comme cordiale. Une déclaration qui contraste avec le ton moqueur employé quelques instants plus tôt, mais qui reflète un jeu d’équilibriste entre provocation et diplomatie.
Cette séquence laisse une impression mitigée. Pour certains, elle relève de l’humour assumé. Pour d’autres, elle traduit une forme de condescendance. Une chose est sûre : cette phrase, répétée et amplifiée, contribue à installer un léger malaise autour des relations entre les deux chefs d’État.
Pour voir la vidéo d'Emmanuel Macon parodié par Bilal Hassani, rendez-vous ici.
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