Culture

Polémique autour des lunettes d’Emmanuel Macron : ce que révèlent les anciens salariés

28 janvier 2026 - 17 : 49
par Clémence Les lunettes portées par Emmanuel Macron à Davos déclenchent une polémique sur le made in France. D’anciens salariés d’Henry Jullien dénoncent une possible tromperie.

Les lunettes de soleil portées par Emmanuel Macron lors du Forum économique de Davos ont fait bien plus que protéger un œil irrité.

Polémique autour des lunettes d’Emmanuel Macron : ce que révèlent les anciens salariés

En quelques jours, cet accessoire est devenu un symbole, à la fois de l’élégance présidentielle et du made in France revendiqué. Mais derrière cette vitrine flatteuse, une polémique est née, alimentée par les témoignages d’anciens salariés et des accusations de tromperie autour de l’origine réelle de ces lunettes.

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Les lunettes d’Emmanuel Macron, un détail devenu symbole politique

Lorsque Emmanuel Macron apparaît à Davos avec des lunettes de soleil portées même en intérieur, l’image intrigue. Rapidement, l’explication est donnée : une gêne oculaire contraint le chef de l’État à protéger son œil droit. Mais au-delà de la raison médicale, le détail vestimentaire attire l’attention des observateurs, des médias et des réseaux sociaux.

Le modèle porté, aux lignes élégantes et au style aviateur assumé, est identifié comme provenant de la maison Henry Jullien, une entreprise française spécialisée dans la lunetterie haut de gamme. Jusque-là confidentielle, la marque bénéficie soudainement d’une exposition exceptionnelle, associée à l’image du président de la République et à celle d’un artisanat français d’excellence.

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Henry Jullien, vitrine du savoir-faire français mise en avant

Dans les jours qui suivent, le récit est séduisant. Henry Jullien est présentée comme une entreprise historique, implantée dans le Jura, à Lons-le-Saunier, et perpétuant un savoir-faire rare. Les lunettes seraient entièrement fabriquées en France, montées, soudées et assemblées localement, selon des méthodes traditionnelles exigeantes.

Le modèle Pacifics 01, porté par Emmanuel Macron, est décrit comme une pièce d’exception, nécessitant près de 280 étapes de fabrication, dont la technique complexe du « doublé or ». Cette narration s’inscrit parfaitement dans le discours politique valorisant la réindustrialisation et la défense du made in France, renforçant l’impact symbolique de l’accessoire présidentiel.

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Les révélations d’anciens salariés qui changent la donne

Mais cette histoire idéale commence à se fissurer lorsque Le Parisien publie une enquête fondée sur les témoignages d’anciens salariés de l’entreprise. Parmi eux, Florence Bernard, 59 ans, soudeuse de formation, ayant travaillé chez Henry Jullien pendant plus de trente ans.

Selon elle, l’entreprise a connu un tournant majeur en 2023, lors de son rachat par le groupe italien iVision. À partir de ce moment, une délocalisation progressive de la production aurait été engagée. Les plans des lunettes auraient été transférés en Italie quelques mois après le rachat, remettant en question l’affirmation d’une fabrication 100 % française.

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Licenciements et accusations de tromperie sur le made in France

Le témoignage de Florence Bernard est particulièrement sévère. Elle explique qu’en octobre 2024, plusieurs salariées expérimentées reçoivent des lettres de licenciement pour insuffisance professionnelle. Les reproches portent sur la productivité, la cadence et la qualité du travail, malgré des décennies d’expérience dans un métier artisanal exigeant.

Quatre anciens salariés ont décidé de saisir les prud’hommes. Leur avocat dénonce une campagne marketing trompeuse, estimant que la communication autour du made in France ne correspondrait plus à la réalité industrielle de l’entreprise. Selon lui, mettre en avant un modèle prétendument fabriqué sur plusieurs mois en France, tout en licenciant des ouvrières jugées trop lentes, relèverait d’un discours incohérent, voire mensonger.

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La défense d’Henry Jullien face aux accusations

Face à ces révélations, la direction d’Henry Jullien se défend fermement. Le PDG Stefano Fulchir assure que les lunettes portées par Emmanuel Macron ont bien été entièrement fabriquées à Lons-le-Saunier, dans les ateliers historiques de la marque. Il affirme également qu’une dizaine de salariés travaillent toujours dans le Jura, garantissant le maintien d’un pôle de production française.

La direction reconnaît cependant une évolution du modèle industriel. Désormais, la production serait partagée entre une fabrication française de niche, dédiée aux modèles d’exception, et une production italienne orientée vers les volumes et les nouvelles technologies. Une stratégie assumée, présentée comme nécessaire pour assurer la compétitivité de l’entreprise sur le marché international.

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Une polémique révélatrice des ambiguïtés du made in France

Au-delà du cas d’Henry Jullien, cette affaire met en lumière une problématique plus large : celle de la définition du made in France. Entre fabrication partielle, assemblage local, conception française et production délocalisée, les frontières sont parfois floues pour le grand public.

L’utilisation de l’image présidentielle amplifie cette ambiguïté. Les lunettes de Emmanuel Macron, devenues malgré elles un symbole politique et industriel, cristallisent les tensions entre artisanat traditionnel, exigences économiques et communication marketing. La polémique pose une question essentielle : jusqu’où peut-on revendiquer une fabrication française lorsque la chaîne de production est internationalisée ?

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Emmanuel Macron malgré lui au cœur d’un débat industriel

Si Emmanuel Macron n’est en rien impliqué dans la stratégie industrielle de la marque, son image a servi de catalyseur. En apparaissant avec ces lunettes, le président a involontairement mis en lumière une entreprise, mais aussi les contradictions d’un secteur confronté à la mondialisation.

Cette affaire rappelle combien les symboles, surtout lorsqu’ils sont portés par un chef d’État, peuvent devenir explosifs. Derrière une paire de lunettes se joue un débat profond sur la transparence, la valorisation du travail artisanal et la sincérité des engagements affichés.

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En définitive, la polémique autour des lunettes d’Emmanuel Macron dépasse largement le simple accessoire. Elle interroge la réalité du made in France, les pratiques industrielles contemporaines et la responsabilité des marques lorsqu’elles capitalisent sur une image nationale forte. Un débat qui, à n’en pas douter, continuera d’alimenter les discussions bien au-delà des sommets économiques internationaux.

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Clémence
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