La météo bascule brutalement à nouveau sur l’ouest du pays. À peine le souvenir de la tempête Ingrid encore frais que la tempête Chandra s’invite déjà dans les prévisions, avec une arrivée attendue dès ce lundi soir.

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Si son cœur frappera surtout le Royaume-Uni, ses effets se feront nettement ressentir en France, et particulièrement en Bretagne, où l’inquiétude monte face à un cocktail météo déjà bien connu mais toujours redouté.
Tout commence au large de l’Atlantique Nord, où une dépression très creusée s’est rapidement renforcée au fil des heures. Cette dépression, baptisée Chandra, se dirige vers la mer Celtique avant de glisser vers les îles britanniques. Mais dans son sillage, c’est toute la façade nord-ouest française qui se retrouve exposée à des pluies soutenues et à un vent de plus en plus sensible.
Dès la soirée de lundi, les premières précipitations abordent la pointe bretonne. Elles ne sont pas anecdotiques. Les cumuls attendus sur la nuit et la matinée de mardi atteignent localement entre 20 et 40 millimètres, des valeurs importantes compte tenu de la situation actuelle. Depuis plusieurs semaines, la Bretagne enchaîne les épisodes pluvieux, laissant les sols saturés et les cours d’eau déjà très hauts.
C’est précisément ce contexte qui alimente les inquiétudes. Lorsque la pluie tombe sur des sols gorgés d’eau, elle ruisselle davantage, rejoint rapidement les rivières et augmente le risque de débordements. Certains bassins versants bretons sont particulièrement sensibles à ce type de configuration, et la vigilance s’impose dans les zones habituellement exposées aux crues.
À ces pluies s’ajoute le vent. Sans atteindre les valeurs extrêmes observées sur les côtes britanniques, les rafales pourront tout de même souffler entre 60 et 80 km/h, avec des pointes pouvant atteindre 90 km/h sur les secteurs les plus exposés. Ces conditions sont suffisantes pour provoquer des chutes de branches, fragiliser des arbres déjà imbibés d’eau et entraîner des perturbations locales.
Ce qui marque surtout avec la tempête Chandra, c’est la répétition. Les habitants de l’ouest ont le sentiment d’un enchaînement sans pause, d’un hiver qui ne laisse aucun répit. Cette fatigue météorologique se ressent autant sur le terrain que dans les esprits, alors que chaque nouvel épisode ravive la crainte d’inondations ou de dégâts matériels.
La nuit de lundi à mardi sera donc scrutée de près. Même si la situation n’atteint pas un niveau exceptionnel, elle exige prudence et anticipation, dans une région déjà fragilisée par des semaines de pluie continue.
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