Culture

« Tout dans ce budget est escroquerie » : le député LFI Éric Coquerel ouvre une journée sous haute tension à l’Assemblée

23 janvier 2026 - 11 : 21
par Clémence À l’Assemblée nationale, Éric Coquerel défend la motion de censure de LFI après le 49.3 de Sébastien Lecornu. Une journée politique marquée par des prises de parole très dures.

La séance parlementaire de ce vendredi s’ouvre dans un climat électrique à l’Assemblée nationale, où deux motions de censure doivent être examinées après l’engagement de la responsabilité du gouvernement par Sébastien Lecornu via l’article 49.3 de la Constitution. La première motion, déposée par La France insoumise, est défendue à la tribune par Éric Coquerel, président de la commission des Finances. Dès les premières minutes de son intervention, le ton est donné.

Tout dans ce budget est escroquerie : le député LFI Éric Coquerel ouvre une journée sous haute tension à l’Assemblée

« Tout dans ce budget est escroquerie, honte à ceux qui l'ont conçu », lance Éric Coquerel devant les députés, ciblant à la fois le contenu du texte budgétaire et la méthode employée pour le faire adopter. Le député insiste sur les conséquences économiques et sociales qu’il attribue au projet présenté par le gouvernement, affirmant que « votre budget aggrave tout et ne résout rien, il sera mauvais pour le pays ». Ces mots, prononcés dans l’hémicycle, installent une atmosphère lourde dès l’ouverture des débats.

La motion de censure portée par LFI s’inscrit dans une contestation globale du recours au 49.3, perçu par le groupe comme un passage en force institutionnel. Éric Coquerel ne se contente pas de critiquer le gouvernement : il interpelle également les parlementaires susceptibles de soutenir le texte budgétaire, estimant qu’un tel vote engagerait leur responsabilité politique. Dans un contexte parlementaire fragmenté depuis la dissolution de 2024, cette prise de parole vise aussi à marquer une ligne claire face aux autres oppositions.

Autour de cette intervention, l’hémicycle est attentif, mais les équilibres politiques sont connus. Plusieurs groupes ont déjà annoncé qu’ils ne voteraient pas la censure. La motion de LFI, bien que soutenue par ses alliés, se heurte à l’absence d’un front commun des oppositions. Les socialistes, notamment, ont fait savoir qu’ils refusaient de s’y associer, invoquant le risque d’une crise politique majeure.

La séquence n’en reste pas moins symboliquement forte. En ouvrant cette journée parlementaire avec une attaque frontale contre le budget et contre la méthode gouvernementale, Éric Coquerel inscrit la motion de censure dans une dénonciation globale de la stratégie exécutive. Cette première étape des débats donne le ton d’une séance où les mots comptent autant que les votes, dans un contexte où la majorité absolue fait défaut et où chaque prise de parole est scrutée.

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Clémence
Je fais partie de la rédac' SBG, et j'aime écrire, sortir, m'amuser, manger (très important, ça aussi !) et partager. Je vous propose donc régulièrement de découvrir mes derniers coups de <3.