Culture

Procès en appel des assistants parlementaires du RN : Marine Le Pen conteste toute idée de « système »

21 janvier 2026 - 15 : 47
par Clémence Auditionnée pendant cinq heures lors du procès en appel des assistants parlementaires du RN, Marine Le Pen conteste toute notion de « système » de détournement de fonds et défend sa ligne devant la cour d’appel de Paris.

Auditionnée pendant près de cinq heures par la cour d’appel de Paris, Marine Le Pen a livré une défense particulièrement ferme dans le cadre du procès en appel de l’affaire des assistants parlementaires du Rassemblement national.

Procès en appel des assistants parlementaires du RN : Marine Le Pen conteste toute idée de système

Au cœur des débats, une notion que la cheffe de file des députés RN rejette catégoriquement : celle d’un « système » de détournement de fonds publics. Une qualification juridique qu’elle juge injuste, lourde de conséquences politiques et déterminante dans la sévérité de la condamnation prononcée en première instance.

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Une audition fleuve devant la cour d’appel de Paris

Mardi, devant les magistrats de la cour d’appel de Paris, Marine Le Pen s’est longuement expliquée sur les accusations qui pèsent sur elle et sur plusieurs cadres de son parti. L’ancienne candidate à l’élection présidentielle a tenu à déconstruire l’un des piliers de l’accusation, affirmant qu’il n’existait pas de système généralisé de détournement de fonds au sein du RN. Selon elle, employer ce terme revient à suggérer une organisation structurée et volontaire, ce qu’elle conteste formellement.

À la barre, la députée a expliqué que cette qualification donnait « le sentiment d’une manipulation » et alimentait une lecture politique du dossier. Elle estime que cette interprétation a fortement pesé dans la décision rendue en première instance, au printemps dernier, lorsque le tribunal correctionnel avait prononcé une peine particulièrement lourde à son encontre.

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Un rappel des condamnations en première instance

Pour mémoire, Marine Le Pen avait été condamnée à quatre ans d’emprisonnement, dont deux avec sursis, assortis d’une amende de 100 000 euros. Mais c’est surtout la sanction d’inéligibilité de cinq ans avec effet immédiat qui avait marqué les esprits, puisqu’elle l’empêche, à ce stade, de se présenter à une future élection présidentielle.

Cette peine repose sur les faits reprochés à l’ancienne présidente du parti et à dix autres cadres : avoir recruté des assistants parlementaires pour des eurodéputés du Front national, rémunérés par des fonds européens, alors que leur activité aurait été exercée essentiellement, voire exclusivement, au profit du parti.

Selon la justice, ces pratiques auraient causé un préjudice financier au Parlement européen, lequel s’est constitué partie civile dans cette affaire.

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Des montants financiers au cœur du dossier

En première instance, le détournement de fonds publics avait été chiffré à 3,2 millions d’euros, après déduction d’environ 1,1 million d’euros déjà remboursés par certains des prévenus. Ces chiffres, régulièrement rappelés à l’audience, soulignent l’ampleur financière du dossier et expliquent en partie la sévérité des peines prononcées.

La défense de Marine Le Pen s’emploie toutefois à nuancer cette lecture globale. Selon elle, les situations individuelles doivent être analysées au cas par cas, sans généralisation abusive. Une approche qui constitue l’un des axes majeurs de sa stratégie en appel.

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Julien Odoul mis en difficulté lors de l’audience

L’audience ne s’est pas limitée à l’audition de Marine Le Pen. La cour d’appel a également interrogé Julien Odoul, député de l’Yonne, sur la réalité de son emploi d’assistant parlementaire entre 2014 et 2015 auprès de l’eurodéputée frontiste Mylène Troszczynski.

Les magistrats ont relevé une contradiction notable : à la même période, l’organigramme du parti le présentait comme « conseiller spécial » de Marine Le Pen, alors présidente du Front national. Une double fonction qui interroge la réalité du travail accompli pour le compte du Parlement européen.

À la barre, Marine Le Pen a soutenu que ces deux fonctions pouvaient être compatibles, affirmant qu’il était possible d’être à la fois assistant parlementaire et conseiller spécial à son cabinet. Elle a néanmoins assuré qu’elle ignorait que Julien Odoul était censé être exclusivement au service de Mylène Troszczynski, tentant ainsi de se dégager de toute responsabilité directe.

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La question des responsabilités internes au parti

Un autre aspect notable de l’audience concerne la répartition des responsabilités au sein du groupe d’eurodéputés du Front national à l’époque des faits. Marine Le Pen a évoqué le rôle de son père, Jean-Marie Le Pen, affirmant qu’il était « en quelque sorte dirigeant de ce mini-groupe » jusqu’en 2016.

Cette déclaration vise à rappeler que la gestion opérationnelle des eurodéputés ne relevait pas exclusivement de son autorité, même après qu’elle eut succédé à son père à la tête du parti cinq ans plus tôt. Une manière, là encore, de relativiser l’idée d’un pilotage centralisé et intentionnel du dispositif reproché.

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Un enjeu politique majeur pour Marine Le Pen

Au-delà des aspects strictement judiciaires, ce procès en appel revêt une importance politique considérable pour Marine Le Pen. L’enjeu principal reste la levée, ou à tout le moins l’aménagement, de la peine d’inéligibilité, qui conditionne son avenir électoral et celui de son camp.

La défense s’attache donc à démontrer que les faits reprochés ne constituent pas un système organisé, mais une série de situations individuelles, parfois maladroites, sans volonté délibérée de détourner des fonds européens. Une ligne de défense cohérente, mais qui devra convaincre des magistrats particulièrement attentifs à la matérialité des faits et aux responsabilités hiérarchiques.

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Une audience appelée à se poursuivre

L’interrogatoire de Marine Le Pen et des autres prévenus doit se poursuivre ce mercredi devant la cour d’appel de Paris. Les prochaines audiences permettront d’approfondir l’examen des rôles respectifs de chacun et de confronter les versions de la défense aux éléments du dossier.

Dans un climat politique tendu, cette affaire continue de susciter de nombreuses réactions, tant pour ses implications judiciaires que pour ses conséquences potentielles sur le paysage politique français. Le verdict en appel sera scruté de près, tant par les soutiens de Marine Le Pen que par ses adversaires, conscients que l’issue de ce procès pourrait peser lourdement sur les équilibres à venir.

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Clémence
Je fais partie de la rédac' SBG, et j'aime écrire, sortir, m'amuser, manger (très important, ça aussi !) et partager. Je vous propose donc régulièrement de découvrir mes derniers coups de <3.