Depuis quelques mois, une même question revient avec insistance dans les discussions entre collègues, amis ou proches : “Tu te vois encore là dans deux ans ?” Cette interrogation, anodine en apparence, révèle une tendance lourde. 2026 est devenue une date repère, presque un symbole, pour celles et ceux qui envisagent de transformer radicalement leur vie professionnelle.
.jpg)
Unsplash - Christin Hume
Ce qui frappe, c’est la diversité des projets évoqués. Certains parlent de reconversion, souvent vers des métiers plus concrets, plus humains, ou davantage alignés avec leurs convictions. D’autres évoquent l’idée de tout quitter pour créer leur propre activité, parfois sans certitude, mais avec une envie irrépressible d’essayer. Il y a aussi ceux qui envisagent une démission pure et simple, sans plan précis, juste pour respirer à nouveau.
Cette envie de changement n’est pas un simple caprice. Elle s’ancre dans un sentiment profond de décalage entre les attentes des salariés et la réalité de leur quotidien professionnel. Beaucoup évoquent une pression constante, un manque de reconnaissance, une impression de ne jamais en faire assez. Le travail, censé structurer la vie, devient alors une source d’angoisse et de frustration.
Chez les plus jeunes, cette remise en question est encore plus marquée. Ils refusent l’idée d’une carrière linéaire et figée. Ils aspirent à plus de souplesse, plus d’autonomie, plus de sens. Créer son activité apparaît comme une réponse naturelle à ce besoin de liberté. Non pas pour devenir riche à tout prix, mais pour reprendre la main sur son temps et ses choix.
Dans cette dynamique, l’intelligence artificielle joue un rôle inattendu mais déterminant. Elle n’est pas perçue comme une menace, mais comme une alliée. Elle permet de se projeter, de comprendre des aspects techniques jugés auparavant inaccessibles, comme la fiscalité ou la structuration d’un projet. Elle rassure ceux qui doutent de leurs compétences et renforce l’idée que l’on peut apprendre en avançant.
Au-delà des outils, c’est aussi une question de confiance en soi. Beaucoup de salariés expriment le sentiment d’avoir été enfermés dans une étiquette professionnelle. Changer de voie, c’est alors une manière de se redéfinir, de sortir d’un rôle imposé. Certains parlent même de revanche personnelle, comme si réussir ailleurs permettait de tourner définitivement la page d’un passé professionnel décevant.
Si 2026 cristallise autant d’attentes, c’est peut-être parce qu’elle laisse le temps de réfléchir, de se préparer, de mûrir un projet. Elle représente un horizon accessible, ni trop proche ni trop lointain. Un moment où tout semble encore possible.
Ce qui est certain, c’est que cette vague de remises en question traduit une évolution profonde de la société. Le travail n’est plus une finalité, mais un levier parmi d’autres pour s’épanouir. Et en 2026, nombreux sont ceux qui pourraient bien décider de changer les règles du jeu.
Lire aussi : "C'est votre échec" : Gilles Bouleau recadre Emmanuel Macron, ce moment télé qui a déstabilisé le président et glacé le plateau et Pourquoi Cyril Hanouna affirme que Tiphaine Auzière avait tout vu : la polémique autour de Brigitte Macron repart de plus belle