Quand on gagne une émission aussi populaire que la Star Academy, beaucoup imaginent une vie qui bascule instantanément. Pour Mosimann, la réalité de l’après a été bien différente. Si la reconnaissance est immédiate, le reste, lui, demande du temps, des efforts et une vraie capacité d’adaptation.

Très vite, il comprend que la victoire ne règle pas tout. Les attentes sont immenses, parfois écrasantes. On attend de lui qu’il réussisse vite, qu’il confirme, qu’il fasse mieux encore. L’argent, souvent perçu comme un acquis, se révèle être un sujet bien plus complexe, lié à des engagements précis et à une carrière qu’il faut sans cesse alimenter.
Cette période est marquée par une forme de solitude. Après l’effervescence collective de l’émission, il faut apprendre à avancer seul, à faire des choix structurants, parfois difficiles. Mosimann découvre que la vraie difficulté commence lorsque les caméras se détournent. Il ne s’agit plus de séduire le public une fois, mais de convaincre durablement.
Plutôt que de se laisser submerger, il adopte une posture réfléchie. Il observe, il apprend, il teste. Il comprend que la Star Academy lui a offert une visibilité, mais que le reste dépend entièrement de lui. Cette lucidité l’aide à éviter les pièges classiques de la célébrité soudaine.
Avec le temps, cette approche porte ses fruits. Il se construit une carrière solide, évolutive, loin des chemins tout tracés. Il change de registre, s’ouvre à d’autres univers, et impose progressivement sa signature artistique. La victoire devient alors une fondation, et non un plafond.
Son témoignage montre que l’après Star Academy n’est ni simple ni automatique. C’est un terrain exigeant, où seuls la constance et le travail permettent de durer. Une vérité moins spectaculaire, mais infiniment plus fidèle à la réalité.
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