Ce mercredi matin, Saint-Tropez s’est réveillée sous haute surveillance. À l’occasion des obsèques de Brigitte Bardot, disparue le 28 décembre dernier à l’âge de 91 ans, la petite commune varoise a vu affluer une foule immense, entre anonymes, admirateurs de toujours, médias et personnalités.

Une affluence exceptionnelle qui n’est pas sans conséquence sur la circulation, alors même que plusieurs régions françaises sont déjà confrontées à des conditions de trafic particulièrement compliquées.
Dans toute la matinée, les axes menant au golfe de Saint-Tropez ont été progressivement saturés. Sur l’A8, mais aussi sur les routes départementales plus étroites qui serpentent jusqu’à la ville, les ralentissements se sont accumulés. À l’échelle nationale, ce contexte s’ajoute à une situation déjà tendue sur le réseau routier, avec des centaines de kilomètres de bouchons recensés en raison des conditions hivernales et de nombreux déplacements simultanés. Dans le Var, l’effet est immédiat : accéder à Saint-Tropez relève du parcours d’obstacles.
Il faut dire que la cérémonie, volontairement voulue « sans chichi » par la famille de l’icône, suscite une émotion immense. Devant la mairie, le drapeau tricolore a été mis en berne et deux grandes photographies de l’actrice accueillent les visiteurs. Des écrans géants ont été installés à plusieurs endroits de la ville afin de permettre au public de suivre l’hommage sans envahir la zone strictement réglementée autour de la cérémonie. Malgré ces dispositifs, la densité humaine est telle que les autorités ont dû filtrer les accès et détourner une partie de la circulation.
Sur le plan politique, la sobriété est également de mise. Emmanuel Macron n’a pas fait le déplacement. Le chef de l’État avait proposé un hommage national, une option que la famille de Brigitte Bardot a refusée, fidèle à la volonté de discrétion de l’actrice. Le gouvernement est néanmoins représenté par Aurore Bergé, présente en sa qualité de ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations. Marine Le Pen assiste également à la cérémonie, à titre amical, loin de toute récupération officielle.
Cette combinaison d’hommage populaire, de présence médiatique massive et de contraintes logistiques explique en grande partie la paralysie observée autour de Saint-Tropez. De nombreux automobilistes témoignent de trajets multipliés par deux, voire par trois, pour parcourir les derniers kilomètres menant à la ville. Les autorités locales appellent d’ailleurs à la patience et recommandent d’éviter le secteur lorsque cela est possible, afin de ne pas aggraver une situation déjà délicate.
Après la cérémonie publique, l’inhumation de Brigitte Bardot se déroulera dans l’intimité, dans le petit cimetière dominant la Méditerranée, face à Sainte-Maxime, au massif de l’Estérel et aux sommets enneigés du Mercantour. Un dernier adieu, loin du tumulte, contrastant avec l’agitation qui règne sur les routes alentour.
En ce jour d’hommage, l’émotion nationale se heurte ainsi à une réalité très concrète : celle de routes saturées et d’un trafic à l’arrêt. Symbole ultime de l’aura intacte de Brigitte Bardot, capable, même après sa disparition, de rassembler des foules entières… au point de transformer les accès à Saint-Tropez en interminables files de voitures.
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