Culture

Fin des privilèges d’État : ce malaise que vivent certains anciens ministres dans le silence

04 janvier 2026 - 23 : 05
par Laura La suppression des privilèges d’État plonge certains anciens ministres dans un profond malaise. À 76 ans, l’un d’eux avoue son inquiétude face à ce changement brutal.

Pendant longtemps, le sujet était resté tabou. Les avantages accordés aux anciens ministres faisaient partie du décor politique français, presque invisibles aux yeux du grand public. Chauffeurs, voitures officielles, protection policière… tout cela semblait acquis, presque naturel.

Fin des privilèges d’État : ce malaise que vivent certains anciens ministres dans le silence

Jusqu’à ce que la décision tombe. Désormais, pour la majorité d’entre eux, ces privilèges disparaissent. Et derrière l’annonce officielle, un malaise bien réel s’installe.

Dans les cercles politiques, la nouvelle a été accueillie avec un mélange de résignation et d’inquiétude. Si certains anciens responsables estiment qu’il s’agit d’une mesure logique, d’autres vivent ce changement comme une rupture brutale. Pour les plus âgés, notamment, la suppression de ces dispositifs ne se limite pas à une question de confort, mais bouleverse l’équilibre du quotidien.

À 76 ans, un ancien ministre l’a reconnu à demi-mot : il ne s’était jamais préparé à une telle transition. Depuis des décennies, sa vie était organisée autour d’un cadre précis. Les déplacements ne se réfléchissaient pas, la sécurité ne se questionnait pas. Tout était géré. Aujourd’hui, il doit tout repenser. Comment se rendre à ses rendez-vous ? Comment assurer sa propre sécurité ? Comment retrouver une autonomie perdue avec le temps ?

En privé, plusieurs anciens ministres partagent ce sentiment de flottement. Certains confient à leurs proches se sentir soudainement exposés, voire fragilisés. Non pas par nostalgie du pouvoir, mais par la crainte d’un vide laissé par un système sur lequel ils se reposaient depuis des années. Un sentiment rarement exprimé publiquement, tant le sujet reste sensible.

Dans l’opinion publique, les réactions sont contrastées. Beaucoup saluent une décision jugée juste et nécessaire, estimant que ces privilèges n’étaient plus acceptables dans un contexte de restrictions budgétaires. D’autres, en revanche, rappellent que ces anciens ministres ont occupé des fonctions à haut risque et que certains restent, encore aujourd’hui, des figures exposées.

Ce malaise discret révèle une réalité souvent ignorée : la sortie de la vie politique peut être plus brutale qu’on ne l’imagine. Et pour ceux qui ont longtemps vécu sous protection, la chute vers une vie plus ordinaire n’est pas toujours simple à encaisser.

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Laura
Je suis gourmande, susceptible et râleuse (surtout quand on veut goûter mon dessert). Mais à part ça, je ne mords pas, je vous jure !