Dans son allocution du 31 décembre, Emmanuel Macron a insisté sur une formule qui n’a cessé de revenir tout au long de son discours : 2026 devait être une « année utile ». Une expression apparemment simple, presque consensuelle, mais qui a rapidement suscité interrogations, incompréhensions et critiques.

Car derrière ces deux mots, beaucoup ont cherché en vain une vision claire, un projet lisible ou même une direction assumée pour la fin du quinquennat.
Ce qui frappe d’abord, c’est le contexte dans lequel ces vœux ont été prononcés. Emmanuel Macron entame sa dernière grande ligne droite à l’Élysée, affaibli par une instabilité politique persistante et une Assemblée nationale profondément divisée. Dans ce cadre, promettre une « année utile » ressemble pour certains à une tentative de redonner du sens à un mandat souvent jugé chaotique dans sa seconde partie. Mais sans annonces fortes ni priorités clairement identifiées, la formule est apparue comme un slogan plus que comme un engagement concret.
Dans la classe politique, cette expression a été largement commentée. À gauche, plusieurs responsables ont dénoncé un mot creux, déconnecté d’un quotidien marqué par les difficultés sociales et économiques. À droite, on a souligné l’ironie d’une promesse d’utilité après des années de tensions et de réformes contestées. Même au sein de l’opinion publique, beaucoup se sont interrogés : utile pour qui, et selon quels critères ? La question, posée sur les réseaux sociaux, est devenue virale en quelques heures.
Au-delà des critiques, ces vœux ont aussi été perçus comme un aveu implicite. Celui d’un président conscient que le temps des grandes réformes spectaculaires est sans doute derrière lui. L’« année utile » serait alors celle des ajustements, des tentatives de stabilisation, voire de la préparation de l’après. Une lecture qui renforce l’idée d’un discours davantage tourné vers la clôture d’un cycle que vers l’ouverture d’un nouveau chapitre.
Pour de nombreux observateurs, cette allocution restera comme un moment symbolique. Non pas celui d’un élan collectif retrouvé, mais celui d’une transition assumée, presque résignée. À l’aube de 2026, Emmanuel Macron semble déjà entrer dans l’histoire comme un président en fin de parcours, cherchant à donner du sens à ses derniers mois de pouvoir. Et c’est peut-être cette ambiguïté, plus que les mots eux-mêmes, qui a tant interpellé après ses vœux.
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