Une prise de parole qui saisit tout l’hémicycle
Lorsque Alexandra Rosenfeld a pris la parole ce mercredi à l’Assemblée nationale, personne ne s’attendait à un témoignage aussi frontal, précis et chargé d’émotion.

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L’ancienne Miss France a décrit « l’un des moments les plus difficiles » de sa vie, en évoquant ce qu’elle qualifie aujourd’hui de calvaire lors de sa relation passée avec le chef cuisinier Jean Imbert. Sans détour, elle a détaillé ce qu’elle identifie comme du contrôle coercitif, un mécanisme psychologique reconnu par les spécialistes, et dont elle dit avoir été victime pendant plus d’un an.
Ce concept, encore largement méconnu du grand public, désigne un ensemble de comportements destinés à isoler, dominer, fragiliser et maintenir une personne sous emprise. Dès les premières secondes, le ton était donné : Alexandra ne venait pas chercher la compassion, mais porter un message fort, presque pédagogique, pour « rendre visibles des mécanismes invisibilisés ».
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Ce qu’elle raconte de la spirale du « contrôle coercitif »
Dans son discours, Alexandra Rosenfeld a pris soin de définir clairement ce qu’elle entend par contrôle coercitif : « des comportements répétitifs visant à dominer une personne, la couper de ses soutiens, la déstabiliser et créer un climat de peur ».
Elle affirme que l’homme qu’elle décrit « correspond totalement » à ces critères. Elle raconte une relation d’abord passionnelle, puis de plus en plus verrouillée, marquée selon elle par un isolement progressif, des humiliations et une déstabilisation constante.
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Le premier signe, dit-elle, fut subtil : Jean Imbert aurait accepté une seule amie dans son entourage, « celle qui disait que c'était un gars super ». Toutes les autres, selon elle, étaient « critiquées, insultées ou dénigrées ».
Le tout s’est installé progressivement, à un moment où Alexandra traversait une période de grande vulnérabilité physique et psychologique liée à sa maladie auto-immune. Une fatigue qui, dit-elle, a rendu l’emprise encore plus difficile à percevoir et à combattre.
Elle décrit une atmosphère de tension continue, où chaque détail pouvait devenir prétexte à reproche. « J’étais toujours en alerte », confie-t-elle. « Toujours sur les nerfs. Il provoquait des colères, puis les retournait contre moi en me traitant de folle. »
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Des humiliations répétées et un climat psychologique pesant
Ce qui frappe dans son témoignage, c’est la précision émotionnelle. Alexandra Rosenfeld ne se contente pas d’énumérer : elle raconte. Elle dit avoir été rabaissée régulièrement, notamment sur son milieu social, sa manière de s’habiller, de parler ou de se comporter.
Elle affirme que Jean Imbert la faisait passer pour « bête » auprès de ses proches, ou lui répétait que ses amis ne l'appréciaient pas. Cette logique d’isolement, typique du contrôle coercitif, aurait créé selon elle un climat de doute permanent.
Alexandra l’explique avec une lucidité presque douloureuse : « Ce ne sont pas les coups qui m'ont laissé le plus de traces, mais vraiment l'impact psychologique, tout ce qui ne se voit pas. »
Elle parle aussi de gestes brusques, de murs frappés, et d’un épisode central : une fracture du nez qu’elle attribue à un « coup de tête ». Selon elle, il ne l’aurait pas nié, mais justifié en parlant d’un accident.
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Le témoignage de cinq femmes et un silence qui interroge
L’un des moments les plus marquants de sa prise de parole fut la dimension collective de son récit. « Sur quinze ans de faits répétés, nous sommes cinq ex-compagnes à avoir parlé », affirme-t-elle.
Deux plaintes seraient actuellement déposées. Certaines femmes, dit-elle, n’oseraient toujours pas témoigner « car il est extrêmement puissant ». Alexandra décrit un homme soutenu publiquement et médiatiquement, ce qui, selon elle, décourage certaines victimes supposées. À ce jour, aucune décision de justice n’a été rendue.
Les faits sont contestés par l’entourage de Jean Imbert, et le chef n’a pas réagi publiquement à cette nouvelle prise de parole. Mais ce silence officiel, aux yeux d’Alexandra Rosenfeld, ne repose pas seulement sur le plan judiciaire : il concerne aussi les marques, restaurants et lieux associés au chef.
« Aucune des entreprises qui emploient ce monsieur n’a pris la parole. Aucune », déplore-t-elle. Elle regrette même que son nom reste associé à des lieux fréquentés par des familles, alors que plusieurs témoignages publics existent aujourd’hui.
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Pourquoi sa prise de parole bouleverse autant
Ce moment a marqué l’Assemblée nationale pour plusieurs raisons. D’abord parce qu’il met en lumière un sujet encore méconnu : le contrôle coercitif, que beaucoup confondent avec un simple « conflit de couple », alors qu’il s’agit d’une forme de domination psychologique profonde.
Ensuite parce que le témoignage d’Alexandra Rosenfeld vient d’une personnalité publique que l’on connaît surtout pour son sourire lumineux, son parcours dans les concours de beauté et sa présence apaisée dans les médias.
Entendre une figure aussi populaire évoquer une souffrance aussi intime crée un effet de sidération. Enfin, ce témoignage questionne le rôle des institutions, des marques et de la société : que fait-on quand plusieurs femmes racontent des faits similaires ? Qui doit prendre position ? Et pourquoi ce type de violence reste-t-il encore si invisible ?
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