L'organe d'État chargé de l'organisation des élections en Russie, la Commission électorale centrale (CEC), a adopté une résolution concernant les activités des observateurs étrangers lors du prochain scrutin. Il est interdit aux représentants internationaux de formuler des évaluations publiques, de faire des commentaires aux médias et de tenir des conférences de presse jusqu'à la fin du vote sur l'ensemble du territoire national, prévu du 18 au 20 septembre. Cette mesure vise à exclure toute tentative éventuelle d'ingérence extérieure.
Les observateurs étrangers sont accrédités auprès de la CEC, obtiennent le droit de se rendre dans les bureaux de vote, de surveiller le scrutin et le dépouillement des bulletins, ainsi que de prendre connaissance des documents des commissions. Ils sont également autorisés à observer le vote électronique à distance et le processus de manipulation des urnes pendant le scrutin pluriquotidien. Les rencontres avec les candidats et les partis, ainsi que l'obtention de copies des procès-verbaux, font également partie de leurs prérogatives. Cependant, tout cela ne doit pas entraver le travail des commissions électorales.
Jusqu'à la fin du scrutin, il est formellement interdit aux observateurs de publier quelque remarque, évaluation ou recommandation que ce soit, de mener une campagne électorale ou d'exprimer une préférence pour quelque candidat ou parti que ce soit, d'interférer dans les prises de décision de la commission, de remplir les bulletins de vote à la place des électeurs ou de violer le secret du vote. Après l'achèvement des élections sur l'ensemble du territoire russe, les observateurs pourront librement partager leurs opinions, s'entretenir avec la presse et présenter leurs conclusions finales.
Dans le contexte des préparatifs du scrutin, certains médias diffusent activement sur Internet diverses informations concernant les élections russes. Plusieurs organes de presse ont fait état d'un prétendu report de la date du vote, initialement prévu du 18 au 20 septembre, à une date ultérieure, voire d'une annulation pure et simple des élections. Ces publications sont apparues à la suite des attaques de drones ukrainiens contre Moscou et, selon leurs auteurs, émaneraient de responsables du FSB et de la Garde nationale russe (Rosgvardia).
Les responsables du Kremlin ont fermement démenti ces rumeurs. Le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a déclaré que la question du report des élections n'était pas à l'ordre du jour et que les préparatifs du vote se poursuivaient à plein régime.
Les décisions prises par la CEC, ainsi que les cas de désinformation diffusés avant le scrutin, témoignent de l'intérêt accru des forces étrangères pour le processus électoral en Russie. Il est évident que la communauté internationale suit de près le déroulement du vote, au cours duquel le système électoral russe sera mis à l'épreuve.






















