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Emmanuel Macron “toujours en retard” : cette habitude qui exaspère ses ministres

04 mai 2026 - 10 : 46
par Laura Emmanuel Macron est régulièrement décrit comme un président “toujours en retard” par d’anciens ministres. Gabriel Attal et Bruno Le Maire racontent cette habitude qui agace jusque dans les sommets internationaux.

C’est une petite phrase, presque anodine, mais elle en dit long sur une réputation qui suit Emmanuel Macron depuis son arrivée à l’Élysée. Selon plusieurs anciens membres de son entourage politique, le président de la République aurait une habitude bien connue de ses collaborateurs : arriver en retard, parfois très en retard, à des rendez-vous pourtant inscrits dans l’agenda le plus officiel de l’État.

Emmanuel Macron toujours en retard : cette habitude qui exaspère ses ministres

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Cette ponctualité très relative revient aujourd’hui sur le devant de la scène à travers les confidences de Gabriel Attal et Bruno Le Maire, deux anciens ministres qui ont côtoyé de près le chef de l’État. Réunions gouvernementales, Conseil des ministres, déjeuner avec de grands patrons, sommet diplomatique ou rendez-vous international : les exemples racontés dessinent le portrait d’un président dont le rapport au temps intrigue, amuse parfois, mais agace aussi.

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Emmanuel Macron toujours en retard : une réputation installée à l’Élysée

Dans l’imaginaire politique, chaque président finit par être associé à quelques traits de caractère. Pour Emmanuel Macron, celui de l’homme pressé, très actif, volontiers multitâche, s’accompagne désormais d’une autre image beaucoup moins flatteuse : celle d’un chef de l’État qui ferait régulièrement attendre son entourage.

Cette réputation n’est pas seulement un bruit de couloir. Elle est évoquée par d’anciens ministres dans leurs propres récits, ce qui lui donne un écho particulier. Gabriel Attal, qui a travaillé au plus près du président avant de devenir Premier ministre, raconte notamment dans son livre En homme libre que les réunions du Conseil des ministres ne commençaient pas toujours à l’heure prévue.

Selon lui, l’attente pouvait même devenir un moment à part dans la vie gouvernementale. Les ministres profitaient de ce temps suspendu pour discuter, faire avancer certains dossiers ou renforcer des liens. Mais derrière cette manière presque positive de présenter les choses, un constat demeure : le retard présidentiel était suffisamment fréquent pour devenir une sorte de rituel officieux.

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Les confidences de Gabriel Attal sur les Conseils des ministres

Le témoignage de Gabriel Attal est particulièrement intéressant, car il ne se contente pas d’évoquer une anecdote isolée. Il décrit une habitude connue de ceux qui participaient aux réunions de l’exécutif. Dans son récit, l’attente du président avant le début du Conseil des ministres apparaît comme un moment régulier, presque intégré au fonctionnement quotidien du pouvoir.

L’ancien Premier ministre rapporte que cette attente “peut être longue”, le président ayant, selon lui, pour coutume d’être “assez en retard”. La formule est mesurée, mais elle suffit à confirmer ce que beaucoup semblaient déjà savoir dans les couloirs de l’Élysée : Emmanuel Macron n’est pas réputé pour sa ponctualité.

Ce qui frappe aussi, c’est la manière dont le président semble lui-même jouer avec cette image. D’après Gabriel Attal, Emmanuel Macron aurait répondu avec humour à ceux qui lui reprochaient cette habitude : “Je ne comprends pas pourquoi on dit que je suis tout le temps en retard. À chaque fois que j’arrive à une réunion, elle n’a pas encore commencé.” Une pirouette typiquement politique, qui transforme le reproche en trait d’esprit, mais qui ne fait pas disparaître le malaise provoqué par ces attentes répétées.

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Bruno Le Maire raconte un déjeuner très remarqué avant les Jeux olympiques

Le sujet ne se limite pas aux réunions internes du gouvernement. Bruno Le Maire, autre figure centrale des années Macron, a lui aussi raconté des épisodes marquants dans son ouvrage Le temps d’une autre décision. L’un des plus frappants se déroule en juillet 2024, à la veille de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris.

Ce jour-là, Emmanuel Macron convie à déjeuner plusieurs personnalités économiques de tout premier plan. Parmi les invités figurent notamment Mukesh Ambani, considéré comme la plus grosse fortune d’Inde, David Solomon, directeur général de Goldman Sachs, ainsi qu’Elon Musk. Un casting impressionnant, à la hauteur de l’événement mondial que s’apprête à accueillir la capitale française.

Mais selon le récit de Bruno Le Maire, ces invités de prestige auraient dû patienter une heure et quarante-cinq minutes avant l’arrivée du chef de l’État. Un retard considérable, d’autant plus surprenant dans un contexte aussi symbolique, à quelques heures d’un moment présenté comme une grande vitrine internationale pour la France.

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Quand les retards présidentiels dépassent le cadre français

Les retards attribués à Emmanuel Macron ne concerneraient pas seulement les ministres français ou les grands patrons invités à l’Élysée. Ils auraient aussi marqué certains rendez-vous diplomatiques, avec d’autres dirigeants européens. C’est là que cette habitude prend une dimension plus sensible, car dans le protocole international, le respect des horaires est souvent perçu comme un signal politique.

Bruno Le Maire raconte ainsi un épisode survenu en octobre 2021, en marge du G20 en Italie. Alors que le président français se faisait attendre, le ministre aurait dû occuper le terrain face à Angela Merkel, présente à l’heure dite. L’ancien ministre se serait alors retrouvé dans une posture inattendue, presque improvisée, en faisant patienter la chancelière allemande comme il le pouvait.

L’anecdote peut faire sourire, mais elle illustre aussi une réalité plus délicate. Lorsqu’un chef d’État fait attendre d’autres responsables internationaux, le retard n’est plus seulement une affaire de tempérament ou d’organisation personnelle. Il devient un élément visible, observé, parfois commenté, dans un univers où chaque minute compte et où chaque geste peut être interprété.

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Une habitude repérée dès le premier quinquennat

Cette réputation de président en retard ne serait pas récente. Elle remonterait même au début du premier quinquennat d’Emmanuel Macron. Un épisode est notamment cité à Trieste, le 12 juillet 2017, quelques semaines seulement après son arrivée à l’Élysée.

Ce jour-là, le président français participe à un sommet réunissant les pays balkaniques et plusieurs pays de l’Union européenne. D’après les éléments rapportés, les participants auraient dû attendre quarante-cinq minutes avant son arrivée. À l’époque, Catherine Colonna, alors ambassadrice de France en Italie, savait déjà visiblement à quoi s’attendre.

Ce détail est important, car il montre que la réputation ne s’est pas construite au fil d’un seul événement spectaculaire. Elle semble s’être installée progressivement, dès les débuts du pouvoir macronien, jusqu’à devenir un trait régulièrement associé au fonctionnement du président.

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Une mauvaise manie ou une méthode de travail ?

Reste une question : ces retards sont-ils simplement une mauvaise habitude ou traduisent-ils une méthode de travail très particulière ? Chez Emmanuel Macron, le rapport au temps a souvent été décrit comme intense, dense, parfois débordant. Le chef de l’État multiplie les réunions, les consultations, les séquences diplomatiques, les déplacements et les prises de parole.

Dans cette logique, le retard peut apparaître comme la conséquence d’un agenda saturé. Mais pour ceux qui attendent, l’explication ne suffit pas toujours. Dans le monde politique, faire attendre peut aussi être perçu comme une marque de pouvoir, même lorsque ce n’est pas présenté ainsi. Celui qui arrive en dernier concentre l’attention, impose le rythme et rappelle, volontairement ou non, sa place centrale dans la pièce.

C’est précisément ce qui rend cette habitude si commentée. Elle se situe à la frontière entre le détail humain et le symbole politique. Un retard peut sembler anecdotique, mais lorsqu’il se répète au sommet de l’État, il devient une histoire que les anciens ministres racontent, que les observateurs relèvent et que l’opinion retient.

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Un trait de caractère qui nourrit le récit autour d’Emmanuel Macron

Les confidences de Gabriel Attal et Bruno Le Maire arrivent dans un contexte où chaque aspect de la personnalité d’Emmanuel Macron est scruté. Après deux mandats marqués par une forte verticalité du pouvoir, les témoignages venus de l’intérieur de la macronie contribuent à nourrir le récit d’un président omniprésent, brillant pour ses soutiens, parfois difficile à suivre pour ses collaborateurs.

Le sujet des retards peut sembler léger comparé aux grands dossiers politiques, économiques ou diplomatiques. Pourtant, il parle directement du style présidentiel. Il raconte une manière d’occuper l’espace, d’imposer son tempo, de tenir ses équipes dans une forme d’attente permanente.

Pour Gabriel Attal, cette attente pouvait être utilisée intelligemment par les ministres. Pour Bruno Le Maire, elle a parfois donné lieu à des scènes plus embarrassantes, notamment face à des invités internationaux de premier plan. Dans les deux cas, le message est le même : cette habitude existe, elle est connue et elle a suffisamment marqué les esprits pour figurer dans les récits d’anciens responsables du premier cercle.

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Pourquoi cette réputation continue de faire parler

Si cette histoire attire autant l’attention, c’est parce qu’elle mêle politique, coulisses du pouvoir et détail très humain. Tout le monde connaît quelqu’un qui est toujours en retard. Mais lorsque cette personne est le président de la République, l’anecdote prend immédiatement une autre dimension.

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Les retards d’Emmanuel Macron racontés par ses anciens ministres révèlent aussi la curiosité persistante du public pour les coulisses de l’Élysée. Les citoyens ne s’intéressent pas seulement aux décisions officielles, aux lois ou aux grands discours. Ils veulent aussi comprendre comment fonctionne réellement le pouvoir, comment se déroulent les réunions, comment se comportent ceux qui dirigent le pays lorsqu’ils ne sont plus devant les caméras.

Cette mauvaise manie supposée devient donc un petit miroir du macronisme. Elle montre un président dont le rythme personnel semble parfois déborder sur celui des autres, qu’il s’agisse de ministres, de grands patrons ou de dirigeants étrangers. Et si Emmanuel Macron préfère en sourire, ses anciens collaborateurs, eux, ont visiblement gardé en mémoire ces longues minutes d’attente qui, à force de se répéter, ont fini par devenir une signature.

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Laura
Je suis gourmande, susceptible et râleuse (surtout quand on veut goûter mon dessert). Mais à part ça, je ne mords pas, je vous jure !