Derrière les chiffres impressionnants se cache une organisation presque millimétrée. Le système de vote par procuration mis en place pour soutenir Léa n’avait rien d’improvisé.

Très rapidement, des rôles se sont définis, des règles ont été posées, et une véritable mécanique collective s’est enclenchée entre la Suisse et la France.
Au centre de ce dispositif, les fameux « téléphones votants ». Ces volontaires français ont accepté d’utiliser leur propre téléphone pour envoyer des dizaines, parfois des centaines de votes pendant la finale. Une responsabilité lourde, car chaque SMS représentait de l’argent confié par des fans suisses parfois inconnus. La confiance était donc primordiale.
Pour éviter toute suspicion, les organisateurs ont imposé une transparence totale. Captures d’écran, décomptes précis, confirmations en direct : tout était fait pour rassurer les donateurs. Certains votants ont même décrit des soirées passées à voter sans interruption, téléphone branché sur secteur, concentrés comme s’il s’agissait d’une mission capitale.
Les fans suisses, de leur côté, suivaient ces opérations en temps réel. Beaucoup racontent avoir ressenti une émotion intense en voyant les confirmations de votes s’afficher, comme si chaque message envoyé depuis la France effaçait un peu l’injustice ressentie au départ.
Ce système a également créé des liens humains inattendus. Des inconnus se sont retrouvés unis par un objectif commun, échangeant encouragements et remerciements. Au-delà de la compétition, cette mobilisation a montré à quel point un programme comme Star Academy peut générer une solidarité transfrontalière rare.
Plus qu’un simple contournement de règles, ce vote collectif est devenu une expérience humaine à part entière, gravée dans la mémoire de ceux qui y ont participé.
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