Ce jeudi 5 février, pour des milliers d’habitants répartis dans 20 départements français, la journée ne ressemble pas à une autre. Depuis l’aube, une même inquiétude circule le long des rivières, dans les zones basses et les communes proches du littoral : celle de voir l’eau gagner du terrain.

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Après plusieurs jours de précipitations continues et un épisode de fortes marées sur la façade atlantique, les conditions sont réunies pour provoquer des montées rapides des niveaux d’eau sur de nombreux cours d’eau.
Dans des départements comme la Charente-Maritime, la Vendée, la Loire-Atlantique ou encore le Morbihan, la vigilance est maximale au moment des pleines mers. Les débits venus de l’amont se heurtent à la pression de l’océan, créant des débordements possibles sur des tronçons sensibles. La situation est similaire plus au sud, en Gironde, dans les Landes ou les Pyrénées-Atlantiques, où les sols saturés n’absorbent plus les pluies récentes.
Dans l’intérieur des terres, la tension est tout aussi réelle. En Dordogne, dans le Lot, le Lot-et-Garonne, le Gers ou le Tarn-et-Garonne, les rivières affichent des niveaux supérieurs à la normale pour la saison. Les habitants habitués à vivre au rythme de l’eau savent que quelques heures peuvent suffire à transformer un paysage familier. Les routes secondaires deviennent alors des zones à risque, parfois coupées sans préavis.
Plus à l’est, le Gard, le Var, l’Ardèche ou encore le Rhône sont également concernés par cette situation délicate. Dans ces départements, les cours d’eau réagissent rapidement aux épisodes pluvieux, et les zones urbanisées peuvent être touchées en peu de temps. Les parkings souterrains, les caves et les installations en sous-sol représentent un danger réel lorsque l’eau monte brutalement.
Les autorités appellent à la prudence, notamment pour les déplacements. Une route partiellement recouverte d’eau peut sembler praticable, mais cacher un courant puissant ou une chaussée fragilisée. Des perturbations sont également possibles sur le réseau ferroviaire, certaines lignes longeant des zones inondables.
Cette journée du 5 février s’annonce donc comme une période de vigilance active, où chacun est invité à observer, anticiper et éviter toute prise de risque inutile. Pour de nombreuses communes, l’enjeu est clair : traverser cet épisode sans dégâts majeurs, en attendant une décrue progressive.
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