Il y a eu un moment précis, au cœur du troisième set, où tout a basculé. À 4-4, Carlos Alcaraz s’est arrêté, les mains sur les hanches, le regard inquiet. Les crampes venaient de s’inviter dans ce qui ressemblait jusque-là à une démonstration.

En face, Alexander Zverev a immédiatement compris que la faille était là. Jusqu’alors trop passif, l’Allemand a changé d’attitude, prenant le contrôle des échanges et imposant une pression constante.
Le match, qui semblait filer droit vers une victoire rapide de l’Espagnol, est alors devenu un bras de fer interminable. Sous la chaleur de Melbourne, Carlos Alcaraz a perdu en explosivité, en précision, laissant Zverev revenir à deux sets partout. Chaque déplacement devenait un effort, chaque point une épreuve. Le public, conscient de l’intensité dramatique de la situation, s’est progressivement rangé derrière le numéro 1 mondial.
Ce qui impressionne le plus dans ce match, ce n’est pas seulement le niveau de jeu, mais la gestion de ces instants de fragilité. Là où beaucoup auraient sombré, Carlos Alcaraz a choisi d’attendre. Attendre que la douleur soit supportable, attendre le moment opportun. Dans le cinquième set, il a joué plus juste, plus intelligent, réduisant les risques, poussant Alexander Zverev à prendre des décisions difficiles.
Et comme souvent dans sa carrière, l’Allemand n’a pas su saisir sa chance. Trop hésitant dans les moments clés, incapable de conclure lorsque l’opportunité s’est présentée, il a laissé Carlos Alcaraz revenir puis passer devant. Le passing final, supersonique, a figé le stade. Une image forte, presque symbolique, d’un joueur qui refuse de céder, même au bord de la rupture.
Lire aussi : Jannik Sinner : ses gains records cette saison font halluciner le monde du tennis et Amélie Mauresmo : la fortune impressionnante de la joueuse de tennis française la plus riche de l’histoire