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Santé mentale, sommeil, harcèlement : pourquoi le gouvernement veut couper les réseaux sociaux aux adolescents

26 janvier 2026 - 11 : 45
par Laura Pourquoi le gouvernement veut interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans : santé mentale, sommeil et cyberharcèlement au cœur des inquiétudes.

Derrière la proposition d’interdire les réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans se cache une préoccupation centrale : la santé mentale des adolescents.

Santé mentale, sommeil, harcèlement : pourquoi le gouvernement veut couper les réseaux sociaux aux adolescents

Depuis plusieurs mois, les signaux d’alerte se multiplient, et l’Anses a dressé un constat particulièrement sévère sur l’impact des plateformes comme TikTok, Snapchat ou Instagram. Loin d’être de simples outils de divertissement, ces réseaux influencent profondément le bien-être psychologique des plus jeunes.

Le premier facteur pointé concerne la comparaison permanente. Les adolescents sont exposés à des images idéalisées, à des corps parfaits, à des vies mises en scène qui créent un décalage douloureux avec leur propre réalité. Cette pression constante peut nourrir anxiété, dévalorisation et troubles de l’estime de soi. À cela s’ajoute le cyberharcèlement, un phénomène amplifié par la viralité des contenus et la difficulté à échapper aux attaques lorsqu’elles se produisent en ligne.

Le sommeil est un autre enjeu majeur. Les systèmes de captation de l’attention, conçus pour encourager le défilement infini et les notifications incessantes, perturbent les rythmes biologiques. De nombreux adolescents dorment moins, se couchent plus tard et présentent des signes de fatigue chronique, avec des conséquences directes sur la concentration scolaire et l’humeur. Pour les autorités sanitaires, ces mécanismes constituent un risque comparable à d’autres addictions comportementales.

C’est dans ce contexte que le gouvernement a décidé d’agir. En soutenant la proposition de loi portée par la députée Laure Miller, l’exécutif assume une approche plus interventionniste. Emmanuel Macron a lui-même affiché son soutien, annonçant le recours à la procédure accélérée afin de permettre une entrée en vigueur rapide du dispositif. L’objectif affiché est clair : réduire l’exposition des plus jeunes à des contenus jugés nocifs, sans attendre que les plateformes modifient volontairement leurs pratiques.

La visite du service d’addictologie de l’hôpital Paul-Brousse, à Villejuif, a également marqué les esprits. Aux côtés des ministres Anne Le Hénanff et Stéphanie Rist, Laure Miller a pu entendre le témoignage direct d’adolescents suivis pour des problématiques liées aux usages numériques. L’un d’eux a souligné le rôle des réseaux sociaux dans la banalisation de la consommation de drogues, illustrant l’ampleur des influences auxquelles les jeunes sont exposés.

Pour le gouvernement, cette interdiction n’est pas une fin en soi, mais un outil parmi d’autres pour rééquilibrer la place du numérique dans la vie des adolescents. En limitant l’accès aux réseaux sociaux avant 15 ans, l’État espère offrir un cadre plus protecteur, en attendant que les jeunes disposent de la maturité nécessaire pour affronter ces environnements complexes.

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Laura
Je suis gourmande, susceptible et râleuse (surtout quand on veut goûter mon dessert). Mais à part ça, je ne mords pas, je vous jure !