Lorsqu’il prend la parole devant des milliers de personnes, Donald Trump adopte toujours la même posture : menton relevé, regard fixe, voix assurée.

Pourtant, un détail revient régulièrement et n’échappe pas aux observateurs attentifs. Le président américain plisse fréquemment les yeux, comme s’il peinait à distinguer clairement ses notes ou son auditoire.
Ce réflexe visuel, courant chez les personnes souffrant de myopie ou de presbytie, est particulièrement visible lors de ses discours les plus longs. Plutôt que de porter des lunettes de vue, Donald Trump préfère forcer sa vision, quitte à paraître légèrement crispé. Un choix loin d’être anodin.
À près de 80 ans, cette difficulté visuelle n’a rien d’exceptionnel. Pourtant, Donald Trump refuse catégoriquement d’assumer ce signe du temps qui passe. Pour lui, les lunettes représentent bien plus qu’un simple accessoire médical. Elles symbolisent l’âge, la dépendance et une forme de vulnérabilité qu’il combat depuis toujours.
Cette attitude s’inscrit dans une stratégie plus large. Pendant ses campagnes, il n’a cessé de se comparer à ses adversaires, notamment Joe Biden, mettant en avant sa prétendue énergie supérieure. Porter des lunettes devant les caméras viendrait contredire ce récit soigneusement construit.
Pour éviter cela, Donald Trump a mis en place des solutions alternatives. Ses équipes impriment ses fiches en caractères surdimensionnés, ses interventions sont minutieusement préparées et il privilégie les formats oraux. Même lors d’événements symboliques, comme l’éclipse solaire de 2017, il a préféré regarder brièvement le ciel sans protection plutôt que d’enfiler des lunettes adaptées.
Plisser les yeux devient alors un compromis : un geste discret, presque invisible, qui lui permet de préserver son image sans afficher ouvertement ses difficultés. Une posture révélatrice d’un homme pour qui l’apparence reste un levier de pouvoir essentiel.
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