Alors que deux motions de censure sont examinées successivement à l’Assemblée nationale, plusieurs groupes parlementaires ont clairement annoncé qu’ils ne les soutiendraient pas. Parmi eux, les députés socialistes et apparentés, qui ont pris la parole pour justifier leur position.

« La censure n’est ni une routine ni un jeu », déclare Laurent Baumel, résumant l’état d’esprit de son groupe.
Pour les socialistes, la situation politique du pays impose une forme de prudence institutionnelle. Laurent Baumel insiste sur le contexte actuel : « Dans la France de 2026, un gouvernement qui tombe, c’est une crise politique ». Cette analyse conduit le groupe à refuser de voter les motions déposées aussi bien par LFI et ses alliés que par le RN et l’UDR, malgré des désaccords assumés avec le budget présenté.
Du côté de la Droite républicaine, le raisonnement est similaire, même s’il s’exprime avec d’autres mots. « La France a besoin en urgence d’un budget », affirme le député Nicolas Ray. Il rappelle que depuis la dissolution de 2024, « aucun groupe ne peut imposer son programme », ce qui rend selon lui indispensable l’adoption d’un texte budgétaire, même imparfait.
Le groupe Horizons partage également cette ligne de refus. À la tribune, Agnès Firmin-Le Bodo reconnaît l’existence de désaccords profonds avec le budget, qu’elle qualifie parfois de « structurants ». Mais elle pose une limite claire : « Jamais nous ne nous associerons à votre stratégie du chaos, car le coût d’une censure serait de fait considérable ». Cette déclaration illustre la crainte d’un blocage institutionnel durable.
Enfin, les écologistes expriment une critique différente, axée sur le rôle de l’exécutif. Le député Benjamin Lucas-Lundy accuse le gouvernement de vouloir « maintenir Emmanuel Macron au pouvoir », déplorant des promesses non tenues par Sébastien Lecornu. Si cette position marque une opposition politique claire, elle ne se traduit pas automatiquement par un soutien aux motions en présence.
Ces prises de position convergentes expliquent pourquoi les motions de censure ont peu de chances d’aboutir. Elles mettent en lumière une Assemblée fragmentée, où le rejet du budget ne suffit pas à créer une majorité pour renverser le gouvernement. Plus qu’un vote décisif, cette journée parlementaire révèle surtout les lignes de fracture et les calculs politiques qui structurent la vie institutionnelle actuelle.
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