La bataille parlementaire autour du budget 2026 atteint un point de tension majeur, et Sébastien Lecornu ne cherche pas à minimiser la portée du moment.

Selon lui, le recours au 49.3 ne procède ni d’une urgence improvisée ni d’un calcul tactique, mais d’un choix politique assumé, cohérent avec la responsabilité de gouverner dans un contexte institutionnel complexe.
En exposant le gouvernement à des motions de censure, l’exécutif accepte un risque immédiat. Cette prise de risque est, aux yeux de Sébastien Lecornu, la preuve que la procédure n’est pas un passage en force. Le gouvernement se place volontairement sous le contrôle direct de l’Assemblée nationale, en acceptant que son maintien dépende d’un vote clair et sans ambiguïté.
Ce choix intervient alors que les débats parlementaires sur le budget n’ont pas permis de dégager une majorité stable. Dans ce cadre, poursuivre les discussions sans issue aurait, selon cette analyse, contribué à prolonger l’incertitude politique et financière. Le 49.3 devient ainsi un outil de clarification, forçant chaque camp à sortir de l’ambiguïté.
Sébastien Lecornu insiste sur le fait que la démocratie parlementaire ne se limite pas à la multiplication des amendements ou à la durée des débats. Elle repose aussi sur la capacité des institutions à trancher lorsque les lignes de fracture deviennent irréconciliables. Le vote des motions de censure constitue alors l’expression la plus directe de la souveraineté parlementaire.
En assumant publiquement ce choix, Sébastien Lecornu cherche à inscrire la séquence actuelle dans une logique de responsabilité collective. Les députés ne sont plus seulement appelés à critiquer un texte, mais à se prononcer sur la continuité même de l’action gouvernementale. Une décision lourde de conséquences, tant politiques qu’institutionnelles.
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