Dans le cadre du procès en appel de l’affaire des assistants parlementaires du Front national, Marine Le Pen a été entendue mardi par la cour d’appel de Paris. L’audition de l’ancienne présidente du parti s’est déroulée sur une durée d’environ cinq heures.

Au cours de cette audience, Marine Le Pen a rejeté l’idée selon laquelle un système de détournement de fonds aurait été mis en place au sein du parti. Elle a affirmé que cette notion ne reflétait pas, selon elle, la réalité du fonctionnement du groupe d’eurodéputés concerné par les faits.
La procédure porte sur l’emploi d’assistants parlementaires rémunérés par des fonds européens, alors que leur activité aurait été exercée principalement au profit du parti politique. Le Parlement européen s’est constitué partie civile dans ce dossier, estimant avoir subi un préjudice financier important.
En première instance, la juridiction avait condamné Marine Le Pen à une peine de prison assortie du sursis, à une amende et à une inéligibilité immédiate de cinq ans. Cette condamnation a conduit la dirigeante politique à interjeter appel, contestant notamment la qualification des faits retenue par les juges.
Devant la cour, Marine Le Pen a également expliqué qu’elle considérait que les situations individuelles des assistants parlementaires devaient être examinées séparément, et non regroupées sous une qualification globale. Elle a insisté sur le fait que le fonctionnement interne du parti reposait sur une organisation spécifique, avec des rôles pouvant parfois se recouper.
Les magistrats ont rappelé que le montant du détournement de fonds avait été évalué à 3,2 millions d’euros en première instance, après prise en compte des remboursements déjà effectués par certains prévenus. Ces éléments financiers font partie des points examinés à nouveau par la cour d’appel.
Les audiences se poursuivent afin d’entendre les autres personnes mises en cause dans ce dossier, avant que la juridiction ne rende sa décision.
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