L’audition de Marine Le Pen à la cour d’appel de Paris n’est pas seulement un rendez-vous judiciaire personnel. Elle constitue aussi un moment stratégique clé pour le Rassemblement national, contraint d’anticiper plusieurs scénarios à l’approche de la présidentielle de 2027.

Depuis la condamnation prononcée en première instance le 31 mars dernier, le parti vit avec une incertitude majeure. La peine d’inéligibilité de cinq ans avec exécution provisoire, même contestée en appel, oblige la direction du RN à envisager l’avenir avec prudence. En interne, le mot d’ordre reste la cohésion, mais les réflexions stratégiques se multiplient.
Officiellement, le parti affiche un soutien total à sa présidente du groupe à l’Assemblée nationale. Marine Le Pen est présentée comme la candidate naturelle pour 2027, tant que la justice n’a pas définitivement tranché. En coulisses, cependant, les cadres savent que la décision attendue d’ici l’été prochain pourrait rebattre les cartes.
L’audition de Marine Le Pen, étalée sur deux jours, est donc suivie de près par l’ensemble de l’appareil du parti. Chaque étape judiciaire influence le calendrier politique, la communication et les équilibres internes. Le RN cherche à éviter toute impression de flottement, conscient que ses adversaires guettent le moindre signe de fragilité.
Cette période pousse également le parti à renforcer sa présence parlementaire et territoriale, afin de ne pas dépendre exclusivement d’une seule figure. Une stratégie de consolidation qui vise à démontrer que le RN peut continuer à avancer, quelle que soit l’issue judiciaire.
En attendant le verdict de la cour d’appel, le parti marche sur une ligne étroite : soutenir pleinement Marine Le Pen tout en se préparant à d’éventuelles conséquences politiques majeures. Une équation délicate, dans un contexte où la présidentielle de 2027 se profile déjà comme un enjeu central.
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