Ce mardi 20 janvier, Marine Le Pen entre dans une salle d’audience parisienne avec bien plus que des dossiers sous le bras. Pour la députée du Pas-de-Calais, cette journée marque un tournant personnel et politique majeur.

Auditionnée dans le cadre du procès en appel des assistants parlementaires du Rassemblement national, elle joue une partie déterminante de son avenir.
Assise face aux magistrats de la cour d’appel, Marine Le Pen est entendue à titre personnel mais aussi comme représentante légale de son parti. Une position délicate qui la place au centre des débats, tant sur son rôle passé que sur les responsabilités qu’on lui attribue dans le fonctionnement du mouvement à l’époque des faits. L’audience ne se limite pas à un simple échange technique : elle s’inscrit dans un contexte politique brûlant, à deux ans à peine de la présidentielle.
Les faits reprochés sont lourds. Il est question de l’utilisation de fonds européens destinés à rémunérer des assistants parlementaires, accusés d’avoir travaillé pour le parti en France. Une mécanique contestée par la défense, mais qui a déjà conduit à une condamnation sévère en première instance. Le 31 mars dernier, Marine Le Pen avait écopé d’une peine d’inéligibilité de cinq ans avec exécution provisoire, de quatre ans de prison dont deux fermes aménagés sous bracelet électronique, et de 100 000 euros d’amende.
Même si elle avait été partiellement relaxée, cette décision avait provoqué un choc politique immédiat. Car derrière la sanction judiciaire se cache une réalité simple : sans aménagement, cette peine l’empêcherait de se présenter à l’élection présidentielle de 2027. Un scénario qui plane aujourd’hui au-dessus de cette audition.
Pendant plusieurs heures, Marine Le Pen doit donc défendre sa version des faits, expliquer son rôle exact, répondre point par point aux questions des magistrats. L’exercice est délicat : convaincre la justice tout en sachant que chaque mot est scruté par l’opinion publique et par son propre camp.
La journée ne sera d’ailleurs pas la seule : son audition se poursuit le lendemain, signe de l’importance accordée à son témoignage. En attendant la décision finale, annoncée pour l’été prochain, ce mardi restera comme l’un de ces moments suspendus où une trajectoire politique entière peut vaciller. Pour Marine Le Pen, l’enjeu dépasse largement le cadre judiciaire : il s’agit de savoir si l’horizon de 2027 lui restera ouvert.
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